vendredi 14 novembre 2014

The Datsuns – Deep Sleep



    Retour des « bretteurs » Néo-zélandais avec ce disque sans surprise ! Oui c’est (seulement) du Rock & Roll couillu !! Mais une chose est sûre avec ces zigues : la qualité est toujours au rendez-vous. Une review détaillée est nécessaire (enfin, j’en ai surtout une grande envie !)

    Ça démarre fort avec Caught in the Silver qui “monte” doucement pour finir sur un solo reptilien de Christian Livingstone. Bonne entrée en matière, donc et un enchainement vers un rock entrainant : 

    Bad Taste et son riff martelé. Titre court, construit de façon basique, avec solo placé au milieu.  ‘Tain que c’est bon de retrouver en pleine forme nos « kiwis » 


    Claw Machine vous fera aussi bien bouger la tête que le cul (pour les fans de gratte, solo de Livingstone concis et avec bottleneck !)

   Ensuite, c’est le furieux Shaky Mirrors qui prend la suite : tempo rapides, riffs agressifs. Clairement, un pur morceau Dastonnien qui ravira les fans de la première heure.

    La première face se finie de fort belle manière avec 500 Eyes. Titre plus lent, qui monte doucement pour lancer en orbite un Livingstone très inspiré et qui slide à tout va dans un final jouissif.
Et c’est la bave aux lèvres que tu cours tourner la galette pour écouter la suite


    Et l’ « accueil » sur cette deuxième face (That’s What You Get) vous botte direct le cul ! Solo épileptique qui vous fera prendre instantanément votre guitare virtuelle pour « sololiser » devant votre glace. C’est bon de se laisser aller de temps en temps, hein.

     Creatures Of The Week suit ! Riff et rythmique bien lourds. La pédale Wha Wha est de sortie.

    Tempo encore hyper rapide avec Looking Glass Lies. Titre speed, avec son refrain à chanter. Solo très impressionnant : fucking fast & good !!!

    Sun In My Eyes est un titre fait pour danser et chanter comme un dératé ! C’est clair ! Première fois que j’ai entendu ce titre, mon cul a bougé tout seul ! Impossible de l’arrêter. Solo passé à la pédale d’effet, toujours effectué avec vista et brio.


    Disque qui finit avec le morceau titre, Deep Sleep, dans un exercice de style qu’ils maîtrisent désormais à la perfection : rythme lancinant qui s’installe doucement pour enchainer vers de la lave en fusion, où Christian n’a plus qu’à décocher sa flèche. Titre surprenant de sobriété qui nous laisse, avec un larsen, complètement gaga. Du caviar !!

Disque court, classe, efficace… enfin, vous l’aurez compris, indispensable à tous les amateurs de rock High Energy. Prenez du plaisir, les Datsuns sont là pour vous divertir.

Salut les branleurs rockers !!

Arno

NB : Ce disque n'est disponible en France seulement en import ! Honte à leur maison de disque ! Et à notre pays : "l'autre pays du Rock & Roll" ! Simplement honteux !!!!!

mardi 11 novembre 2014

Salut les Anges et Brassen's Not Dead

Ferrailleur, le 10 novembre



    Il ne fallait pas arriver trop en retard à cette soirée. Nous n’avons pas vu le groupe de première partie et c’est Salut les Anges qui ouvrait pour Brassen’s Not Dead ! Surprise, moi qui croyais qu’ils étaient tête d’affiche. Bon, j’attendais beaucoup de ce concert, moi qui suis tombé dedans grâce à mes cousins : le CD avec leurs deux premiers disques dessus (Réussite/Sur des Charbons Ardents, je conseille fortement) ! Une musique qui n’a pas vieilli et dont les paroles ont encore tout leur sens, 30 ans après.


    Dès les premières notes de 365 Révolutions, c’est mur du son ! On ne comprend pas grand-chose d’ailleurs, mais les soucis seront vite réglés pour bien entendre les différents instruments. Salut les Anges ce n'est pas du Punk car il y a des solos. Non, c'est plus Garage/Metal & Roll ! C’est aussi le groupe de deux anciens OTH, groupe Perpignanais de l’âge d’or du Punk Français : Spi, le chanteur harmoniciste et Motch, à la guitare, un pur entre les purs. Les deux briscards sont accompagnés de jeunes qui n’en veulent. Les gratteux sont des "usines à riffs" et les extraits de leurs deux disques, nombreux, font plutôt bien réagir (pogo sur Guerre, reprise en cœur des refrains sur la plupart des titres). Motch mouline dans son coin et Spi n’arrête pas de bouger sur cette scène trop petite (Spi : « C’est bien les solos ! C’est la diversité ! Y a plein de groupe qui ne font plus de solos. Musiques aseptisées, formatisées… Moi j’aime les solos ! ») Durant ce set, les extraits d’OTH (nostalgie comme le dit Spi, à chaque titre de son vieux groupe !!) sont accueillis comme il se doit ! J’ai pris mon pied comme pas permis pendant L’Âge d’Or et l’enchainement Quelle Sacrée Revanche/Le Soleil du Midi. Bonnard de chez bonnard ! "Quelle sac-rée re-vanche !!"

 Vidéo Punk !


   Suit Brassen's Not Dead, pour le coup, du Punk pur jus ! Je croyais que j'allais m'emmerder au bout de trois titres, mais non. Toujours dans la déconne : paroles de Brassens sur I Love Rock & Roll ; intro de Un Jour En France qui enchaine sur une rythmique Punk basique de derrière les fagots ; un pantin appelé "Animateur à la Kon" qui fait le zouave sur la plupart des titres ; un pogo énorme (la moitié de la salle) du début jusqu'à la fin du concert et enfin un méga bordel ou les gens montent sur scène et se prennent dans les bras. Spi viendra pousser la chansonnette sur Les Passantes, passage le plus « calme » du concert, mais pas le moins Heavy. Très bon moment de lâchage intégral !

 Avec l'Animateur à la Kon !!

    Sinon, le Punk, premier mouvement vraiment à la pointe pour l'égalité homme/femme : et oui, au milieu de cet énorme pogo, les femmes aussi ont pris cher !!


A bientôt les amis rockers.

Arno

samedi 8 novembre 2014

The Legendary Tiger Man – Stéréolux à Nantes



Mercredi 5 octobre.


    Un seul mot pour résumer cette soirée : Rock & Roll ! Avec deux groupes qui ont mis le feu à la salle Mini du Stéréolux !

    Première partie assurée brillamment par The Royal Premiers ! Un groupe de Rock & Roll classique très sixties : section rythmique, guitare Gibson demi-caisse et les instruments qui font le « petit plus » avec l’orgue Hammond, un saxo et un trombone ! Un côté rétro prononcé et assumé. Tourné vers le passé, mais d’une « fraîcheur » et une prestance communicative. Comment ne pas avoir envie de bouger son cul sur ces rythmes endiablés. Pensée spéciale au claviériste/chanteur qui a déconné durant ses 45mn, passées très rapidement


   Après rangement du matos du groupe de première partie, la scène est aménagée pour le Tiger Man : une batterie à droite avec un gong ; à gauche, un pied de micros avec un pad pour faire des rythme avec le pied ; au centre une sorte de plateforme avec deux pédales pour une grosse caisse et un tome de batterie, un charley, deux micros (avec effets) et un kazoo. Et voilà qu’arrive sur scène Paulo Furtado alias The Legendary Tiger Man seul avec sa Gretch demi-caisse qui interprète Do Come Home qui ouvre son dernier disque True. Le meilleur moyen pour démarrer doucement ce set !

    Tour à tour, cette performance va jouer l’équilibre entre intimisme et folie furieuse. Tiger Man sera seulement accompagné, une partie du concert, par un batteur tribal et à la frappe précise. Sinon, Furtado assure le reste tout seul ! Malgré cette prestation tout seul, il va littéralement tenir dans sa main l’assistance ! C’est vrai que même dans cette confuguration, il est possible de faire un barouf d’enfer ! Voir un Bad Luck R’n’B Machine sauvage en diable, en « One Man Band » !

    Ses deux derniers disques (Femina et True) seront les plus représentés ce soir ! Les reprises seront aussi très nombreuses: Twenty Flight Rock, These Boots Are Made For Walking (quelle version sexy!!), 20St Century Rock & Roll. Des duos virtuels avec Asia Argento et Lisa Kekaula (Hurleuse des Bellrays) apportent encore plus de sensualité à cette soirée ! En fait, il ne manque plus que les femmes dénudées qui « peuplent » ses pochettes de disque… En fait non ! Le clip de Naked Blues rétablira cet « oubli » !


    Ce mec possède un charisme impressionnant et la fin De 20’s nous aura tous mis sur le cul. Paulo terminant avec sa pédale de sample avec son dernier riff de guitare joué, éructant « Rock & Roll », debout sur la grosse caisse de son batteur. Génialissime.

Pour vous faire une idée du phénomène !

   Autant vous dire que je suis sorti de la salle avec la banane sur la tronche, reboosté pour un moment.

A bientôt les amis rockers !

Arno

dimanche 26 octobre 2014

Goat, Alt-J (∆) et Cascadeur

Cascadeur - Ghost Surfer :


    Rétro-pédalage dans cette année 2014 ! Ce disque est sortie en début d'année et a été encensé par (quasiment) tous les magasines musicaux et surtout les plus bobo casse-"biiiiiiiip" de France ! (Je ne les nomme pas, vous les retrouverez tout seul !!)

    Après toute cette hype retombée, force est de constater que ce français ("Oui, monsieur ! C'est français !!") est extrêmement doué et taquine même les meilleurs, en ce qui concerne la pop grandiloquente avec grand renfort d'arrangements soignés. Première seconde, une voix de robot nous demande si l'on est prêt. Prêt  à décoller, très certainement. En effet Ghost Surfer est un appel au voyage et la voix androgyne d'Alexandre Longo (l'homme qui se cache sous ce casque de Cascadeur), d'une pureté surprenante, aide beaucoup à se sentir le mieux possible dans ce trip.

    De plus, ce monsieur sait s'entourer : Tim Smith et Eric Pulido, soit, respectivement, l'ancien leader de Midlake et le nouveau, sur plusieurs titres ; Tigran Hamasyan et son toucher au piano, inimitable sur Ladyday ; Christophe qui pousse la chansonnette sur le magnifique Collector ; et sur le "beau à en pleurer" The Crossing, la voix grave du chanteur de Tindersticks (Stuart A. Staples) et les instruments à vent de Médéric Collignon, bien connu des amateurs de Jazz.


    Ce disque joue sur la corde sensible avec ses musiques luxuriantes et ses mélodies émouvantes. Les claviers et arrangements de pianos y font bonne figure et rendent ce voyage encore plus "ouaté" ! Vraiment une belle surprise, et le disque idéal pour réchauffer les cœurs en hiver.



Alt-J (∆) - This Is All Yours :


    Encore un disque de pop, mais pas du genre tape à l’œil, cette fois-ci. Non pas que le dernier Alt-J (∆) soit dénué d'arrangements luxuriants, mais la tâche s'avère plus ardue. En effet, les subtilités de ce disque ne se dévoilent qu'au fur et à mesure de nombreuse écoutes. Ceux qui auront été séduits par An Awesome Wave, n'y retrouverons pas les hits (assez) directs comme Tesselatte, Breezeblocks, Matilda ou Taro et devront être patient pour y trouver leur compte. Disons que le groupe a connu rapidement le succès en un album seulement, et avec ce deuxième, ils font ce que bon leur semble et surtout, prennent le risque maximal. Mais, avec seulement deux albums, Alt-J (∆) possède déjà un style complètement singulier et une voix reconnaissable entre toutes. Le meilleur exemple : Hunger of the Pine, magistral avec son sample de Miley Cyrus (!!!) et ces voix finales, en français dans le texte, récitées à la façons des moines en pleine prière. Et c'est parfait :


   Ici nous sommes "sur les terres" d'un Bashung en fin de carrière, ou d'un Talk Talk des deux derniers albums. A savoir, une musique exigeante et une écriture au cordeau. This Is All Yours amène à la méditation. Aucune distraction n'est souhaitée pendant l'écoute de cet opus, au risque de perdre le fil et votre intérêt. Par contre, si vous tombez dedans, vous avez de bonnes chance de vous prendre une claque magistrale. Les multiples nappes de musiques, les nombreuses couches de percussions et les voix emmêlées risquent de vous laisser coi ! Enfin, si vous le voulez, Nara (thème qui ouvre et ferme ce disque) va hanter votre esprit pendant de longs moment.


    Alt-J (∆) surprend son monde avec ce disque (et avec leurs clips aussi !!) qui vien(nen)t d'ailleurs...Et j'aime beaucoup être surpris...


Goat - Commune :


    Bon, pour poursuivre sur le thème du voyage, je ne peux pas omettre de vous parler de ce superbe second disque studio des suédois de Goat. Leur premier opus, World Music, avait titillé mes oreilles et leur Live Ballroom Ritual m'a complètement terrassé. Oui, parce que lorsque l'on écoute la musique de Goat, rien ne peux nous laisser penser que ces doux-dingues viennent du nord de l'Europe. Au contraire, on pense plus à un mélange des groupes les plus aventureux et psychédéliques des 70's, de Fela Kuti et son Afrobeat, et de la musique Drone des Master Musicians of Bukkake qui lorgne aussi parfois vers l'Inde.



    Dès les premières secondes de Commune, vous serez happés vers d'autres contrées : le tintement d'une cloche de bonze (j'imagine !) qui retentis et s'incruste dans le cortex. Ensuite, les voix de femmes chamanes et cette guitare reptiliennes se chargeront de ne jamais faire retomber l'attraction, pendant ces 9 plages musicales.


    Goat, c'est pas seulement de la musique, c'est une expérience ! A vous de tripper désormais...

A très bientôt les amis, avec des musiques, la fois prochaine, qui vous feront grimper aux rideaux !

Arno

mardi 21 octobre 2014

Triggerfinger - Chabada - Angers

le 14/10/14




    Il est rare de voir de mauvais Power Trio. En effet, à trois on ne peut pas tricher ! Sinon, ça se voit de suite ou cela ne ressemble à rien. Et bien, en ce beau mardi soir d’octobre, nous avons eu droit à deux trios, qui ont conforté ce constat.

    Tout d’abord, en première partie, les Angevins de The HighSausages qui ont littéralement enflammés la scène avec leur Blues/Rock lorgnant vers les plus grands (Cream, Jimi Hendrix Experience, …). C’est superbement joué et très efficace. Les titres sont longs mais toujours passionnants. Groupe original de part son look (un chanteur/guitariste rasta ; batteur au look d’étudiant ; bassiste avec barbe de hipster et grand bonnet pour tenir sa tignasse !!), et à suivre de près si vous êtes du coin.

 Triggerfinger, en action !!

    Ensuite, la scène se prépare pour Triggerfinger : la batterie de Mr Mario est approchée en avant scène. Et c’est à un vrai mur du son auquel nous sommes confrontés lorsque nos trois Stoners/Rockers Belges attaquent leur concert par Black Panic (mon titre préféré de leur dernier disque !!). Soufflés, tout du long de ce show, nous serons. Attaques frontales bourrées de puissance avec des titres qui, souvent, jouent aux montagnes russes, entre fureur et moments suspendus, en retenue, prêt à exploser. Et en plus, ces mecs sont des vrais showmen bourrés de classe : Mario, batteur qui pourrait jouer avec celui des Muppets, costard rose maculé de sueur dès le second titre et qui n’hésite pas à se mettre debout sur sa batterie pour haranguer la foule ; Mr Paul, énaurme bassiste qui vous fouterait les jetons dans une rue sombre à une heure tardive le soir, qui fait vrombir sa basse avec ou sans bottleneck ; et Ruben Block, guitariste/dandy/chanteur dont la classe déborde jusqu’à ses chaussures, vert fluo !!! A noter aussi, les superbes guitares dévoilées pendant ce concert, de Sieur Ruben, toutes plus belles les unes que les autres !

Setlist à Angers

    By Absence Of The Sun, leur petit dernier en date est fort bien représenté avec, entre autres, les hits que sont Perfect Match ou Off The Rack. Les titres joués (je connais moins ceux d'avant !) n’ont jamais fait retomber l’ambiance. Encore un bon moment passé sans avoir besoin de se ruiner, à la cool, avec des potes… Merci et chapeaux bas, messieurs les Triggerfingers.

 Lolo "la groupie" avec Mario

A très bientôt les amis rockers, avec de nouveaux disques à dévorer.

Arno