samedi 5 août 2023

Porcupine Tree, Palais Nikaïa

... Le 2 août 2023, Nice 


Alors, pour revenir sur le pourquoi du comment je me retrouve à aller voir Porcupine Tree à Nice en plein mois d'août et en vacances de surcroît, je vous dois quelques explications ! J'ai eu sur Facebook une pub qui me rappelait les dates de tournée en France du groupe avec une belle date barrée/complète au Hellfest, dont je vous ai déjà relaté l'excellence il y a quelques semaines ! Mais une autre date me tape direct dans l'œil : Palais Nikaïa, le 2 août ! Je suis de suite titillé et j'en parle à ma femme dans la foulée ! Il a fallu faire force de persuasion, dire que l'on était pas loin... que les enfants, qui s'en moquent comme de l'an 40, pourront rester seuls au logement... qu'il ne faut pas louper une telle opportunité... qu'elle va prendre beaucoup de plaisir, elle qui adore Steven Wilson en solo... Je prends les places le matin même en fosse pour être au plus près de l'action, comme d'habitude ! Nous sommes sur site un quart d'heure avant le début du concert ! Les niçois on l'air d'arriver au dernier moment ! C'est parfait, nous sommes à 3m de la barrière, pile entre Steven et Gavin


Oui, comme au Hellfest, le groupe, à juste titre, ne désire pas de portables intempestifs durant sa représentation (de façon extrême à Clisson car ils avaient carrément interdit l'utilisation des écrans géants, rendant les show moins accessibles pour les néophytes de Porcupine !). Il paraît, de sources sûres que le blocage vient de Gavin (qui ne doit pas aimer l'un de ses profiles) ! Les clichés qui suivent, je tiens à le préciser, ont été pris à la seconde partie du set au rappel, Richard nous invitant à allumer nos torches pendant Collapse the Light Into Earth.

La tension monte doucement, avec cette note de violon qui s'intensifie et le message sur grand écran, qui nous dit que le groupe veut que l'on respecte une soirée sans téléphones, qui disparaît tranquillement ! Le groupe prend possession de la scène et Blackest Eyes nous bouscule et nous émerveille de suite ! La quintessence du groupe est résumé dans ce titre, entre puissance et grâce ! Le son est excellent (je n'ai pas de bouchons, pour cause je ne savais pas que j'assisterai à ce show, mais le son est parfait !). Les projections sur grand sont très immersives et Steven enfile rapidement son costume de maître de cérémonie ! C'est lui qui parle, qui invective le public, qui installe cette ambiance de communion avec le public ! A noter que l'album In Absentia sera représenté quatre fois ce soir ! Le plus derrière le dernier album !


Première surprise, les gars ne sont plus que 4 sur scène, n'ayant pas suivi que Nate Navarro, bassiste de cette tournée, avait dû retourner aux US pour urgence familiale, quelques jours après Clisson ! Ce sera donc, comme nous le dit Steven, de façon humoristique et complètement assumée, un incroyable bassiste invisible qui assurera ce soir ! Dit comme ceci, cela pourrait être gênant mais il n'en sera rien durant tout le show, ces quatre phénomènes assurant comme des diables avec leurs instruments !

Le dernier album, Closure/Continuation, sera mis en avant à juste titre durant cette soirée ! En effet, ce disque que je n'ai pas assez écouté est une sublime réussite et ses titres ont tout des classiques du groupe ! De la ballade hymnèsque (Of the New Day) au titres plus musclés (Harridan, Herd Culling...) Ce dernier album en sort grandi ! 

Gavin est une véritable machine, qui, lorsque l'on le regarde et que l'on se laisse happer par ses rythmes démoniaques, est complètement hypnotique ! Steven est au four et au moulin, mettant l'ambiance avec le public, prenant la parole entre certains titres (il a d'ailleurs parlé du Hellfest, car il a vu une fille au premier rang avec un t-shirt du festival, évoquant le côté trop Metal du festival (une boutade) et qu'il y avait beaucoup de monde durant leur set... mais qui attendaient tous Iron Maiden !), jouant avec ses multiples guitares en rythmique et en solo, passant deux fois aussi derrière les claviers et haranguant la foule de chaque côté de la scène ! Richard, maître des claviers et des sons, fait le liant entre tous avec une visible décontraction ! Enfin, il y a Randy McStine qui assure les guitares lead et rythmiques avec Steven et qui gère comme un chef aux chœurs.  Une énorme plus value pour les trois piliers ! 

J'ai (nous avons) encore eu le droit à un Anesthetize d'anthologie faisant monter la pression d'un cran durant le second acte du show, pression qui ne retombera pas avant le rappel puisque est enchaîné I Drive The Hearse (The Incident) au génial Sleep Together ! L'apothéose ! Au rappel, c'est seulement Steven et Richard qui nous font don d'une petite douceur aux claviers (Collapse the Light Into Earth). Un moment chargé d'émotions et très apprécié des connaisseurs nombreux ce soir à Nice. 

Le groupe entier reprend forme pour le dantesque Halo (Deadwing) et c'est une explosion de plaisir ! Steven prend un dernière fois la parole pour nous dire qu'ils ne sont pas un groupe de hits et qu'ils appréciaient de nous voir ici devant eux, qu'ils pouvaient faire n'importe quel fucking titre mais que l'on serait quand même là, présents pour les voir quoiqu'ils décident de jouer ! Alors, pas de hits Porcupine Tree ? Trains peut aisément s'en approcher (tout comme The Sound of Muzak avec son refrain repris en chœur par l'ensemble de l'assistance, un peu plus tôt dans la soirée) et c'est avec celui-ci que le groupe va terminer le spectacle doucement et avec panache ! Il y a des moments où l'on a l'impression de vivre un moment unique et cette soirée en fait assurément partie ! 


Setlist du concert : https://www.setlist.fm/setlist/porcupine-tree/2023/palais-nikaia-nice-france-53a42fe5.html

À bientôt les amatrices et amateurs de bon son !

Arno


Deux dates de cette tournée auxquelles j'ai pu assister! La classe !




jeudi 3 août 2023

Morcheeba et autres aux Vieilles Charrues


..  Carhaix, le 13 juillet 2023


Comment apprécier une journée au Vieilles Charrues quand, sur les deux groupes que tu comptais voir l'un a annulé sa venue (The Waeve, très très rageant !) et l'autre (Morcheeba) passe en premier dans cette journée ! Réponse : se laisser porter, ne pas avoir peur de se tromper, être curieux...


Premier concert, Morcheeba donc ! Un groupe que j'écoutais beaucoup quand j'étais au lycée ! Un groupe de la mouvance Trip Hop mais super cool et Soul ! Le set commence par The Sea ! Poil dressé et chair de poule ! Skye chante toujours aussi bien, suave et sexy en diable (avec sa longue robe ouverte faite maison (qu'elle nous dit !) qui ondule sous l'effet d'un ventilateur en face d'elle !). Enchaînement avec Friction qui va bien, les deux premiers albums seront les plus représentés, ce qui n'est bien sûr pas pour me déplaire ! C'est un enfilage de perles et hits (Part of the Process, Rome wasn't built in a Day....). Même les titres que je connais moins passent comme une lettre à la poste. Un reprise sublime de Summertime, Skye qui donne de la voix (et quelle voix quand elle "pousse" !), et des ziquos au top ! Derrière elle c'est fin, pro et en totale osmose ! On arrive rapidement à la fin du concert et c'est Blindfold, leur plus gros succès, qui termine superbement ce show ! C'est passé très vite pour nous mais aussi pour le groupe. En effet, Skye voit qu'il reste 5mn à combler ! Pas grave, une impro avec du Bowie (Let's Dance à la sauce Soul) qui repart sur le refrain de Blindfold ! Skye, prend la foule en selfie, embrasse l'assistance et quitte doucement la scène pendant que le groupe continue de jouer ! Terrible !



La suite des concerts : Hyphen Hyphen (qui était pas mal !). La chanteuse principale est très expressive et passionnée. Cela peu paraître parfois un poil too much mais le trio d'origine semble soudé et ça joue vraiment, avec de vrais instruments ! 


le groupe qui remplaçait The Waeve (dont l'annulation nous l'a mis mauvaise !), Maxwell Farrington et le SuperHomard ! Excellent groupe pop ! C'est classieux autant qu'il (Maxwell, le chanteur, d'origine australienne et vivant depuis quelques années à St Brieux) est déglingué ! Ça joue très bien avec une basse à la Gainsbourg, un batteur dans les clous et le SuperHomard qui instille des sonorités sixties et seventies avec sa gratte et ses claviers ! Bonnard ! 


Belle découverte ! Comme Orange Blossom et les Fleurs de Metal, musique dansante et orientale bien sympathique. 


Enfin, Robbie Williams en showman : grosse prestation scénique avec choristes, cuivres et groupe bien rock ! Lui cabotine, raconte longuement (trop) son histoire (il aurait pu facilement chanter 2 titres en plus !) et fait marrer l'auditoire ! Pas ma tasse de thé musicalement mais il fait bien le job ! 


Et notre "petit" dernier, pour son premier festival, à pris son pied devant Bigflo et Oli ! Le principal ! Bon bilan pour cette journée aux Vieilles Charrues, festival gigantesque mais qui assure dans bien des domaines ! Pas aussi marquant qu'un Hellfest au niveau des décorations et des ambiances mais un festival rodé près à accueillir le flot de festivaliers ! Pour ma part y aller une journée selon la programmation, cela me sied bien !

À très bientôt les festivalières et festivaliers de l'été !

Arno



lundi 17 juillet 2023

EL PERRO • KATSINA

 ... Little Atlantique Brewery, Nantes, le 20 juin 2023

Tout juste sorti du Hellfest, je ne semble pas complètement rassasié ! Nan, je déconne ! J'avais coché cette date depuis un moment (l'album d'El Perro est une petite bombe Rock & Roll ! https://elperrotheband.bandcamp.com/album/hair-of ) mais je me disais que si j'étais crevé je pourrai toujours faire un "refus d'obstacle ! J'ai essayer de motivé mes deux grands, le reste de la famille étant partie dans le nord faire des championnats de France d'athlétisme... Mon grand, fan de rap américain était partant : c'est moi qui régale les bières, le concert étant gratos !

Première fois que je mettais les guêtres à la Little Atlantique Brewery, brasserie au bord de la Loire qui mérite le détour ! Et les bières, brassées sur place, sont excellentes ! Première partie assurée par Katsina, groupe français de Caen qui fait du Rock & Roll façon Black Keys ! Un batteur et un guitariste pieds nus qui assure grave (et aussi au lap steel !). Très bon groupe à surveiller ! Le temps de reprendre une bière, nous assistons au changement de scène et un petit mec, qui ne m'est pas inconnu, s'active avec sa guitare en passant devant nous ! Celui-ci est Dorian Sorriaux, ancien excellent bretteur de Blues Pills, qui va donner la réplique et répondre à la gratte de Parker Griggs ! Oui, le guitariste de Radio Moscow, groupe de Psychedelic Garage Rock assez dément ! Là parker présente son autre projet en solo qui est une sorte de Funk Psychedelic Garage Hendrixien avec quelques touches de Santana dedans (percus et solis ressemblant !). Bref, une soirée qui ne s'annonce pas dégueux du tout !

Le groupe commence par le titre introductif de Hair Of : The Mould , et c'est grande claquasse dans la tronche ! Le son est (trop) fort mais l'on entend parfaitement tous les musiciens qui jouent tous à la perfection ! Ils enfilent les titres de leur album comme des perles ! Dorian et Parker sont des guitares heros qui dialoguent avec leurs instruments ! Ça monte, ça pulse, c'est jouissif ! Un nouveau titre interprété ce soir, nous fait saliver pour la suite ! Le clou du spectacle sont les 15mn de Black Days (qui en fait 12 sur le disque !) où chaque instrumentiste se taille la part du lion, les soli étant en vedette ! On est mort mais heureux d'en avoir pris plain la tronche ! Le rappel sera l'excellent Sitar Song qui nous bottera nos cul avant d'aller nous coucher ! Concert gratos avec un groupe de pointures. Que demande le peuple ? Je pourrai dire que "J'y étais !" !



Bises les Rock & Rolleuses et Rolleurs et à très bientôt !

 

Arno





vendredi 30 juin 2023

Hellfest XVI (2023)



Qu’il est devenu difficile de récupérer le fameux sésame qu’est devenu le Pass Hellfest ! Le succès du festival avec sa médiatisation et ses énormes têtes d’affiche attirent les curieux et « touristes » divers ! Moins de passionnés de musique et plus de consommateurs. Perso, je trouve, depuis que je participe à ce festival incroyable, qu’il y a toujours eu des gens qui venaient au Hellfest plus pour le fun que pour écouter du bon son. Sont-ils plus nombreux ? Sûrement ! Me gênent-ils à apprécier mon weekend annuel de gros son ? A par relatif stress de récupérer un billet, assurément NON ! L’affiche est toujours aussi pointue, avec de nombreux groupes pas encore venus à Clisson (40% cette année) et je me tape toujours autant de (presque toutes) les ÉNORMES groupes des Main Stages ! Moi, je trip devant un petit groupe Punk australien (The Chats), découvre de nouveaux groupes peu connus (Zulu) ou plus connus (Candlemass, Voivod…), vais voir pour la première fois mes groupes de cœurs (Helms Alee, Dozer Porcupine Tree…) et revoir mes formations incontournables (Monster Magnet, Clutch, Melvins, Puscifer…). Allez, c’est parti pour 4 jours de récit !


Jour 1 : Nouveautés et découvertes


Après une assez longue attente pour entrer sur site, nous arrivons juste pour le démarrage du set de Code Orange, Metal Hardcore très énervé ! C’est très entrainant mais le son rets brouillon malgré une légère amélioration en milieu de set ! Nous restons pour quelques titres de Coheed and Cambria qui fait un Hard Rock Progressif bien burné ! Et le son est très bon ! Guitares et voix du chanteur sublimes (à creuser !).

Il est temps de découvrir notre Valley, notre « fief » qui a changé d’emplacement, ce qui a fait beaucoup parler ! Alors oui, on manque en intimité sans la tente mais, globalement la circulation sera plus simple (alors que sur place et en première impression, on n’aurait pas cru !), le son fut très bon pendant les 4 jours de festival et le coté excentré de la scène fait qu’y aller "se mérite", donc une sélection naturelle s’opère automatiquement !

Today is the Day fait quelques titres et je vois rapidement que cette musique ne matche pas avec moi. La musique passe encore mais cette voix non !


Nous allons rapidement à la Warzone, pour aller voir un groupe Punk qui va nous avoiner (texte et musique) durant 50mn. Tout le monde y passe (prix des places, privilégiés qui ont des pass à 350€, les patrons, les ouvriers, Nazis, la chaleur…), même le festival qui les accueille est vilipendé (à raison, avec les polémiques qui gangrènent le Hellfest depuis quelques mois) ! Frais,assez drôle et bourré de contradictions comme le veut le Punk (critiquer le festival qui t'accueille...) !

Ensuite, nous allons voir DVNE, mais pas longtemps ! Cette voix toujours…

Candlemass sous la Altar ! Grosse branlée de ce groupe de Doom Historique ! Les classiques sont de sortie, les guitares sont aiguisées et le chanteur étale tout son charisme ! Le son est excellent et écrasant ! Première fois que je les voyais ! Belle claque !

 

Amenra à la Valley pour bien nous assommer ! Ça passe pas trop mal même si ce groupe ne m’a jamais passionné !

On file (se) terminer cette première journée devant les légendes Fishbone à la Warzone ! Du Funk Punk qui passe crème ! Ça pulse et ça groove ! Parfait




Jour 2 : Consolidations et attentes


Nous démarrons à la Valley avec un groupe que j’attends particulièrement : Helms Alee ! Deux filles (bassiste et batteuse) qui chantent et un gars (guitare) qui hurle ! Un groupe qui fait la prouesse de nous blaster avec des riffs et rythmiques lourdes comme le plomb, tout en nous faisant planer avec ses mélodies éthérées ! Géant ! Annie Hozoji Matheson-Margullis, parait toute petite derrière sa batterie ! Elle semble seulement, puisqu'elle martèle telle une damnée ses fûts ! Impressionnant ! Seul bémol, pas d’extrait du génial Sleepwalking Sailors, mais sinon ce fut topissime !


Difficile de redescendre, surtout que je n’apprécie pas beaucoup Primitive Man ni Bongripper sur la Valley ! Entre les deux, sur la Warzone, ce sont les jeunes australiens de The Chats qui vont nous donner une méchante claque avec leur Punk juvénile mais bien puissant ! C’est en effet un Punk métallisé et inspiré qui nous prend littéralement par les burnes ! C’est frais, entrainant et varié ! Assurément le groupe qui aura joué le plus de titres en aussi peu de temps, certains n’excédants pas la minute ! Bonnard !

On loupe Weedeater mais pas Greg Puciato ! Nous aurions dû faire l’inverse… Quelle déception que ce concert alors que le monsieur nous avait tellement impressionné en « doublure » de Layne Staley lors de son concert l’année passé avec Jerry Cantrell en solo ! C’était chiant et téléphoné. Juste un Them Bones (Alice in Chains) nous aura fait lever un sourcil ! Et encore…


Heureusement que Triggerfinger à tout explosé ! 3ème fois que je voyais ce trio Stoner Rock belge et je n’ai jamais été déçu ! Même sans M.Paul à la basse, c’est toujours autant la grande classe . Et même si le dernier disque ne m’a pas autant emballé que les précédents, ses titres passent tranquille l’épreuve de la scène ! les deux piliers que sont Ruben (costard classe, guitare et chant) et Mario (Costard classe aussi et batterie) sont des bêtes de scène ! Ruben, sait se mettre le public dans la poche et use de tout son charisme pour charmer l’auditoire. J’aurais encore réussi à convertir des copains qui ne connaissaient pas ce groupe !


Fin de journée à la Warzone pour aller voir les Rancid ! Set impeccable et hargne toujours bien présent ! Ça joue sévère de nombreux extraits de ...And Out Come the Wolves et le public est conquis par ces 4 mecs qui envoyent un Punk basique mais puissant ! Mention spéciale à Matt Freeman qui nous as impressionné de charisme à la basse, malgré les deux charismatiques chanteurs/leaders que sont Tim et Lars !


On sirote une dernière bière avec Sum 41 en fond sonore, qui dit un au revoir définitif… une grosse journée nous attend demain!

 


Jour 3 : Classiques et baffes dans la tronche

 
Oui, une énorme journée nous attend ce troisième jour et c’est Spiritual Adrift qui va démarrer notre journée de façon très dynamique et spontanée. Avec un Hard Rock régressif de bon aloi, qui envoie riffs à la pelle, duels de guitare, soli doublés et voix parfaite ! Ce chanteur possède un charisme certain les refrains sont facilement mémorisables !


La prestation de Zulu va être aussi dense qu’elle fut courte ! Un set balancé en moins d’une demi-heure qui va nous éreinter ! Ils sont jeunes mais sont extrêmement violents, balancent des riffs maousses et le batteur, qui doit à peine avoir 18 ans, est une véritable machine avec une frappe lourde qui sans cesse varie les rythmes ! Baffes dans la tronche !

Nous allons calmer le jeu avec le Stoner Psychédélique de King Buffalo ! Je n’ai jamais réussi à complètement adhérer à leur musique mais là, sur scène, ça passe crème, entre passages éthérés et riffs pachydermiques ! Frais !
On reste à la Valley avec Crowbar, vétérans de la scène Sludge. Je ne suis toujours pas fan de la voix de Kirk Windstein, mais de ses riffs oui ! Grosse mandale !


Plus léger, toujours à la Valley, c’est Grandma’s Hashes, trio exclusivement féminin, qui fait venir pas mal de gens ! Un groupe hypé mais qui assure bien avec ses riffs marteaux entrecoupés de passages plus calmes. Les demoiselles feront passer un message remarqué, à la fin de leur prestation, pour dénoncer les agressions sexuelles dans le monde du spectacle (RE : l’un des nombreux sujets polémiques concernant le Hellfest).

Ensuite, rdv sur la MS1 pour aller voir Puscifer ! L’autre, autre groupe de Maynard James Keenan (Tool et A Perfect Circle), plus planant et synthétique ! Ils avaient enflammé il y a quelques années la Valley, aujourd’hui c’est sur la grande scène, avec de nombreux spectateurs amassés devant leur show ! Véritable spectacle à l’américaine avec lasers, vidéos enregistrées, effets visuels (dommage qu’il ne fasse pas encore nuit !) qui fait penser au Floyd et aux autres groupes de Maynard. J’aime toujours autant cette musique qui pioche entre Metal et Electro et le boss est super bien accompagné par l’excentrique Carina Round, excellente chanteuse et musicienne. Grand !



Petite branlée à la Valley avec les riffs lourds de The Obsessed. Scott Wino Weinrich est aussi efficace à balancer ses riffs que de dire des conneries grosses comme lui. Ici, c’est la musique dont on parle et là-dessus il excelle ! Plombé, martial et des soli toujours inspirés, cette prestation sera un bon moment, comme lors de sa dernière venue au Hellfest avec Guy Pinhas à la basse !

Autre groupe que je veux voir absolument c’est Porcupine Tree. Le groupe de Steven Wilson vient pour la première fois et est très attendu sur la MS1 ! Et ce sera un festival avec une ouverture qui met direct dans le bain : Blackest Eyes ! Enchainement de classique (Open Car, The Sound of Muzak, Trains) avec quatre titres du dernier album, et… et Anesthetize ! Putain les frissons ! Je ne m’attendais pas du tout à avoir mon titre préféré, de plus de 17mn, interprété ce jour ! Grosse claquasse avec ce titre à tiroirs qui alterne passages planants à la Floyd et autres très très Metal ! Emotions ! Et le son était parfait. Le trio (Wilson, Barbieri et Harrison) était accompagné de deux excellents musiciens qui donnaient de l’ampleur au groupe. Je suis rassasié de bonne musique.



Mais c’est loin d’être terminé, puisque la suite c’est Monster Magnet ! Ce groupe ne déçoit jamais depuis que je le connais (en 1998, sortie de Powertrip) ! Après, une entame avec reprise de Hawkwind c’est enfilage de perle dans la gueule : Superjudge, 5 extraits de Powertrip essaimés durant le set (Crop Circle, Tractor, Bummer, Powertrip et le final Space Lord) et 3 de Dopes to Infinity (Dopes to Infinity, Look to Your Orb for the Warning, Negasonic Teenage Warhead) ! Du LOURD de chez LOURD ! L’ambiance est telle que je me retrouve tout devant après un mouvement de foule ! Dave est gras mais semble plutôt en forme et derrière ça cravache sec en riffs et rythmes martiaux ! Space Lord Mothefucker !!!

Pause calme avec Voivod à l’Altar ! Heu, non ! Énorme branlée bis ! C’est Thrash à tous les étages ! Les cousins d’Amérique sont super cool sur scène ! Aussi cool que leur musique est violente ! Encore une découverte sur scène qui restera marquante, comme Coroner l’année passée !

Et ce n’est pas fini ! Après avoir tendue la joue droite, je retends la joue gauche avec Clutch toujours aussi impeccable et efficace ! Neil Fallon fait manger le public dans sa main ! Le groupe joue des titres récents (un seul titre, excellent, du dernier album, 4 bombes de Earth Rocker, 2 de Psychic Warfare…) et de vieilles tueries de leur pléthorique discographie (Pure Rock Fury, Burning Beard, 2 titres de Blast Tyrant et Clutch…). What a branlée ! On était tellement en feu que nous sommes allégrement allés pogoter sur un Electric Worry toujours aussi dingue et dément ! Notre La Grange à nous, comme j’aime le dire ! Bam, soirée terminée pour une journée de dingue



Jour 3 : Redescente et au revoir
 

Le déferlement de pluie nous aura empêché de partir tôt ce dimanche matin et nous aura amputé d’une bonne partie de la matinée. Nous arrivons pour la moitié de Vektor toujours aussi fou, avec ce Techno Thrash très impressionnant !

 


C’est l’heure de Dozer, groupe à ne pas manquer sur la Valley ! C’est encore une branlée que l’on va prendre, avec consentement ! Fredrik pète une corde dès le second titre et panique un peu ! Pas de soucis, Tommi enchaine un riff bluesy et avec le reste du groupe soutien son chanteur qui galère à changer sa corde ! Un coup cette dernière changée, c’est reparti sur les chapeaux de roues et la machine à broyer est de sortie ! Ça groove sévère et ça hache menu ! Et, quand un groupe termine sont set par un titre de son dernier album, c’est dire la confiance qu’ils ont en eux ! EXCELLENTISSIME !

Allez, comme on aime se faire du bien, c’est Mutoid Man qui va nous mettre sa claque ! Faut dire que Ben, Jeff et Stephen ne sont pas manchot et ont des CV longs comme le bras ! Leur Stoner, Thrash tape dans le mille. Une voix qui parait inoffensive mais qui peux aussi fortement gueuler et une section rythmique dinguissime ! Des soli à foison et vous avez la recette parfaite pour passer un bon moment ! en plus, il se mettent le public dans la poche avec un extrait de King Crimson (21st Century Mutoid Man !) et un Don't Let Me Be Misunderstood multiplement repris à toutes les sauce ! C’est frais et ça tape très fort !

Incubus annulé au dernier moment, c’est avec déception et appréhension que je vais voir Tenacious D avec un pote qui réussit à me convaincre ! et bien, contre toute attente, j’ai passé un excellent moment au show de Jack Black et Kyle Gass ! Car c’est un véritable spectacle avec des acteurs mais aussi de performeurs : ça joue très bien à la guitare sèche et le groupe qui les accompagne est formé de tueurs ! Bon moment potache et bien Metal aussi !

Aller, quelques morceaux de Pantera pour la forme et la légende ! Ça joue très bien, le son est excellent et Phil semble en très grande forme (vocale et physique ! Il est fit je trouve !), mais il est temps de partir pour bien se placer voir les Melvins !


A la Valley, c’est plein comme un œuf pour accueillir les vétérans du Sludge, les parrains du Grunge et des mecs qui ne déçoivent jamais ! Buzz a toujours sa robe avec les yeux, Steve McDonald est habillé d’un costume Rouge informe et Dale est déjà torse-nu avec deux barres de maquillage sous les yeux ! Ils sont arrivés sous la bande son de Take On Me de A-Ah hilares ! Mais lorsqu’ils entament leur set, c’est partie pour les montagnes russes et ils vous prennent par les couilles sans les lâcher durant une heure ! Extraits d’albums classics (Houdini, Bullhead, Stoner Witch…) avec une reprise de I Want to Hold Your Hand qui se font dans leur répertoire ! Quel putain de pied, de concert de fou, pour terminer en beauté ce Hellfest 2023, 16ème du nom !


Au final, pas mon meilleur Hellfest mais une édition plus qu’honorable avec encore de belles découvertes et des claques attendues ! De toute façon, il faut toujours ce méfier de ces éditions qui sembles plus faibles sur le papier mais qui, au final, ne déçoive pas (ou jamais) !

A très très bientôt les Hellfesteuses et Hellfesteurs !

Arno

 

vendredi 9 juin 2023

Arthur H

…Théâtre St Louis à Cholet, le 11 mai

L’écrin douillet du Théâtre St Louis sied bien à cet artiste délicat qu’est Arthur H ! J’ai tourné longtemps autour de ce multi-instrumentiste/auteur/compositeur qui a mené sa barque indépendamment de l’héritage colossale de son père ! Je possède quelques disques mais je n’ai jamais réellement creusé sa discographie pléthorique ! Ce soir, c’est ma moitié qui m’invite pour mon anniversaire et je suis enchanté ! Après cette soirée, que j’ai appréciée, je peux dire qu’Arthur est grand, même s’il n’a pas de titre vraiment phare auquel se raccrocher.

La chose qui surprend direct c’est sa voix rauque qui est capable de partir aussi dans des aigües délicats et angéliques ! Le titre La Vie, tiré de son dernier album (sublime !) en est le meilleur exemple !  Les ziquos qui l’accompagnent sont des pointures, n’hésitant pas à échanger leurs instruments et faisant tous les chœurs. Arthur fait quelques monologues tantôt poétiques, tantôt humoristique et nous tient dans sa main durant tout le spectacle. Le show, je devrais dire, tellement ses textes habités et les décors magiques tiennent du spectacle vivant. Il va faire des percussions sur un engin curieux, raconte une histoire, introduit son hommage à Brigitte Fontaine en blaguant sur le caractère de la dame…

 

Ce fut une soirée très rafraichissante et surprenante !

A bientôt les poétesses et les poètes ! Le prochain compte rendu sera un gros morceau, puisque le Hellfest pointe le bout de son nez !

Arno