jeudi 26 juillet 2018

Deep Purple à Poupet

St Malo du Bois,


UK ON THE ROCKS :
Première partie intéressante qui se présente comme une radio qui diffuserait de la musique, quelques anecdotes musicales d'introduction avant quelques reprises Anglo-saxonnes bien senties : Oasis, The Verve, Starsailor, Led Zeppelin, MacCartney... avec un quatuor à corde qui déchire ! C'est superbe sur Kashmir, Bittersweet Symphony, Live and Let Die et génial sur Butterfly Ball, sous les yeux de Roger Glover, himself ! Sympathique !

GAUME :
Seconde première partie ! Cela démarre sous les meilleurs hospices avec un rock nerveux et sec à la Arctic Monkeys des débuts ! Dommage que les trois titres suivants, style power folk, soient trop dans le même rythme entre deux eaux : c'est soit pas assez énervé, soit pas assez posé ! La fin est quand même meilleure avec des titres qui dépotent, un guitariste soliste excellent (avec un son de porc saturé !!) et un excellent front-man qui mouille le maillot ! Groupe (Nantais) à suivre !


Sûrement la dernière occasion de voir ces pionniers du Hard Rock ! Il font leur tournée d'adieu et, à 70 piges de moyenne Shocked , ils en ont toujours sous le pied ! Encore mieux qu'au Hellfest : plus carré, plus détendu !


Et puis, l'entrée en matière Highway Star/Pictures of Home/Bloodsucker/Strange Kind of Woman tout enchainé, ça pose la soirée ! Les titres les plus récents passent crème ; Don Airey sololise à tout va ; Morse aussi ; sinon, Glover/Paice c'est toujours une rythmique d'enfer ! Le seul qui peine, c'est bien sûr Gillan ! Mais il ne démérite pas, se donne à fond, a l'air de toujours kiffer à regarder ses potes jouer au taquet !


Le public était en feu, malgré une moyenne d'âge à la soixantaine, le groupe a semblé impressionné par la ferveur et la configuration Théâtre de Verdure du site (Gillan et Morse discutant ensemble avant les rappels, regardant la foule, un "incredible" sortant des lèvres de Ian !). Si bien que l'on a eu le droit à Hush et Black Night en rappels (sur cette tournée c'est souvent un titre joué en plus !) et bien étirés comme il se doit !


Bref, superbe soirée et une pensée au moment de quitter les lieux : Led Zep hors-jeu, le Sab qui a arrêté l'année dernière et le Purple qui en fait de même cette année... qui va prendre la relève de ces monstres sacrés du Hard Rock originel ??

A suivre dans de nouvelles aventures les rockeuses et rockeurs !

Arno

lundi 23 juillet 2018

Hellfest 2018






1er jour :

Heureux que nous sommes de revenir sur la terre du Metal ! Par contre, forte affluence dès ce début de vendredi : nous n’avions plus l’habitude depuis 2 ans !

Premier concert direction la MS1 (Main Stage 1) où se produit un groupe qui aurait pu bien figurer à la Valley ! Mos Generator propose un Stoner classique bien burné ! Pas super original, mais ce groupe lance plutôt bien cette édition 2018.


Pas le temps de souffler, on enchaine avec Bukowski ! J’avais énormément apprécié leur dernière venue en ouverture sur la MS1, en 2012 ! Le son était terrible et les gars remontés comme des pendules avec leur Stoner produit à l’américaine. J’ai moins kiffé cette année, même si l’envie est toujours présente. Le vent tournant et les réglages sons auront eu raison du rendu final et de mon plaisir de les revoir. (je conseille leurs disques qui sont bien bandants !)

Un petit tour général pour voir les nouveaux aménagements (bars imposant devant les MS, allées et pavés tout neufs…) et nous allons en direction de la Valley, pour écouter Dopethrone ! Du Doom bien lourd qui va bien au lieu. C’est excellent, dommage que le son mal mixés (nous n’y sommes pas habitué sous la Valley !), ne rendent pas honneur au groupe !


Retour devant la MS2 pour voir la légende Mike Portnoy et son groupe de cadors, Sons of Appolo ! Le son infect, gâche encore cette prestation. Dommage, avec ses musiciens hors paire qui jouent sur leur double manches (guitare et basse). Content d’avoir revu Mike, quand même !


Pas beaucoup de chemin à faire et l’on se tourne vers la MS1 où va rocker Rose Tattoo. Un Hard Rock qui lorgne vers leur potes d’AC/DC, australiens comme eux. Angry Anderson semble bien imbibé mais assure comme une bête. Il faut dire qu’il est plutôt bien entouré (mention spéciale à la marmule à la guitare et au bottleneck !). Un très bon moment passé devant cette scène.


La Warzone est toujours autant plaisante et nous allons profiter du set énervé des Burning Heads ! Toujours un plaisir de les voir (et revoir). Et puis, nous avons bouffé du classique, nous avons eu droit à In My Head (spéchol casdédi à Antoine !) et un extrait Dub/Punk d’Opposite ! Couillus les gars !


On reste sur place pour voir les Uncommonmenfrommars ! J’aime beaucoup sur disque et j’avais eu l’occasion de les entendre sur scène mais pas encore la chance de les voir en vrai ! C’est fait ! Et putain, que ce fut bon ! Leur Punk/Rock bien burné passe superbement bien le cap du live, grâce à un son d’enfer (c’est le cas de le dire !), sur la Warzone ! Kiffe !


Vite, je me déplace pour ne pas louper Steven Wilson, rare dans l’ouest ! Prestation bien adaptée pour le Hellfest, avec des titres bien rentre-dedans (Home Regrets, People Who Eat Darkness, Vermillion Core…), une interprétation au cordeau et un excellent son ! Avec deux titres de To the Bone, dont le superbe slow qui fout les poils et les larmes, Pariah et un final qui m’a fait aller loin : l’excellent Sleep Together de Porcupine Tree ! Trop court, mais superbe !

Grande pause (trop) au bar habituel à discuter avec les copains (d’enfance, de forum, du festoche…) avant de prendre ma claque avec Corrosion of Conformity

Enfin, pas si grosse ! Troisième fois que je vois le groupe (avec Pepper, en première partie de Metallica en 1995 et un son pourri qui a tout gâché ; sans Pepper, au Hellfest, avec un son d’enfer et une prestation inoubliable !) avec une sensation mitigée : le son est parfois une bouillie sonore qui ne rend pas bien audible la voix de Pepper ! Dommage 


Tout le contraire de A Perfect Circle sur la MS2 ! Le son est excellent et les passages plus calmes alternés aux passages plus énervés, rendent leur musique encore meilleure ! Maynard James Keenan est toujours aussi dingue et expressif sur scène et Howerdel semble très investi ! Le dernier disque est fort bien représenté (8/19 titres) et les deux premiers disques ressortent bien (Rose, The Hollow,, 3 Libras, The Noose, The Outsider…) ce qui n’est pas  pour me déplaire ! Les lumières ajoutent aussi au côté trippant de l’ambiance de ce live ! Cela est passé trop vite !

Excellente première journée où nous avons bien profité de plusieurs scènes, donc plusieurs ambiances !


2eme jour :

Fumasse je suis : la kermesse des écoles me fait rater Black Rainbows, Monolord, Jessica93, L7, Turnstile ou Jonathan Davis ! Mais je vais bien pouvoir me « laver les oreilles » (même si mon petit a super bien assuré à la valse !).


J’arrive alors que Orange Goblin commence son set, parait-il excellent, juste à temps pour ne pas louper Body Count ! Ils avaient atomisé la Warzone la dernière fois ! Impossible de rentrer sur l’ancienne configuration de cette scène ! Là, c’est sur la MS2 que les organisateurs ont assuré l’affluence ! Bonne prestation (même si, parait-il, en deçà de la première fois !) avec un Ice "mutherfucking bitch"T en forme(s) et un Ernie déchainé à la gratte !


Ensuite, c’est l’un des groupes que j’attends le plus de cette édition qui foule la MS1 : Deftones ! Chino aussi est en forme(s), mais il va exploser littéralement la scène ! Il a un charisme de dingue, chante divinement bien en claire, tue tout quand il crie, assure à la gratte, saute partout… Bref, prestation à la hauteur de l’évènement et, surtout, de ce que j’imaginais ! Et une putain de setlist en prime : Change (In the House of Flies) (et 3 autres titres de White Pony), Around The Fur, My Own Summer, Diamond Eyes, Swerve City… <3 <3 <3


Un détour pour voir la fin de Dead Cross à la Valley ! Dingue !! Patton, Lombardo & co sont monstrueux de sauvagerie ! La musique est jouée à toute vitesse, Patton crie comme un porc qu’on égorge et l’on a même droit à une reprise complétement déstructurée de I Want You (She’s So Heavy) et un mini mini medley Slayer/Faith No More pour bien nous dégouter avant de partir !! Éprouvant mais salvateur !


Et pour finir Neurosis qui aura pour mission de nous assommer avant le dodo ! Musique attirante/repoussante, calme/sauvage… Les titres s’enchainent quasiment tous, avec des loop de claviers, ne faisant jamais relâcher l’attention (et la tension !) ! Un trip incomparable et un show intense comme leur dernière prestation sous cette même Valley ! Minimaliste au niveau des lumières et des interventions des membres du groupe (nada), mais la Musique, seulement la musique !


3ème jour :


Premier concert de la journée sous la Valley avec Lucifer ! Groupe de Doom Sabbathien avec une jolie blonde au micro ! C’est pas mal et le batteur est excellent : Nicke Andersson des Hellacopters (et batteur chez Entombed à une époque !) et petit ami de la donzelle, ‎Johanna Sadonis ! Pour la faire courte, c’est leur deuxième album qu’ils présentent. Album entièrement écrit par Nicke, alors que le premier avait entièrement écrit par Lee Dorian, ex de Johanna ! Vous suivez ? La zone !! Sinon, c’est très plaisant à écouter et à voir…


Ensuite, c’est Lords of Altamont qui investissent la Warzone ! Très longtemps que je veux voir ce groupe qui déchire sur scène avec son Rock & Roll de bikers ! Je ne serai pas déçu, Jake « The Preacher » Cavaliere étant bourré de charisme et magnétisant la foule avec sa voix, ses postures et son orgue Fafisa, que l’on entend très bien ! L’un des meilleurs concerts du weekend !


Je vais voir ensuite Grave Pleasures et là, c’est la déception ! Le son est brouillon et le charme, qui opère sur disque pour ma part, de Matt Mc Nerney n’est pas au RDV ! Manqué !

Retour sur la Warzone (en gros, c’est la journée alternance Valley/Warzone !) pour prendre une grosse claquasse dans la tronche avec The Bronx ! Ça gueule, bastonne et ça joue à cent à l’heure ! Un bon moment passé en plein cagnard !


Ensuite c’est Nebula, groupe, à la base, d’anciens Fu Manchu qui avaient fait scission pour faire un Stoner plus planant ! Ici, la différence avec le Fu est flagrante : on part sur les mêmes bases Stoner et Nebula vire vers le Blues Psyché (alors que Fu Manchu se rapproche du Punk/Hardcore) !
Et c’est putain de bon comme trip ! Il faut noter que le son était excellent !

Les Sheriff ensuite, pour la nostalgie ! Bon moment, où tout le public chante à tue-tête, mais moi je préfère OTH !


Je reste du côté de la Warzone pour voir les Backyard Babies de Dregen (qui jouera avec les Hellacopters plus tard !) ! Du Rock & Roll « High Energy » qui dépote grave ! J’ai bien apprécié même si j’ai toujours trouvé ce groupe en deçà des ‘Copters ! Dregen fait le show, mouille le maillot et gratte comme un guitare hero !


Alice in Chains, pour casser le train-train des alternances Valley et Warzone, en MS2 ! Chair de poule et top concert du weekend ! Une setlist de folie, alternant classiques et excellents titres plus récents ! Visez l’enchainement Again/Them Bones/Dam That River/Nutshell (dédiée à Vinnie Paul)/No Excuses… je suis liquide et j’ai 15 piges ! Le son est énorme et Jerry Cantrell génialissime guitariste,  très sous-estimé ! Sinon, le fantôme de Layne est bien présent tout au long de ce superbe concert ! Émotion totale !

Un tour pour voir que Kadavar progresse encore et toujours : son au top, du monde pour voir les phénomène, ambiance de folie et musique bonnarde !


Ensuite, c’est l’un des concerts les plus attendus de cette édition ! Les Hellacopters de la grande époque (Nicke et Dregen aux grattes !) s’est reformé et viennent nous botter le cul pour notre plus grand plaisir ! Au début, j’ai de la peine quand je vois ce parvis de Warzone vide, Maiden et Kadavar oblige, alors que l’on va voir un putain de groupe de légende (et culte pour en rajouter !). Mais, cela va se remplir au fur et à mesure, avec un public aux anges et complètement sous le charme de ces saillies Rock & Roll ! Échanges de solos permanent, joie communicative des musiciens et setlist de dingue, bardées de classiques du groupe (You Are Nothin', Soulseller, Move Right Out of Here, By the Grace of God, (Goota Get Some Action) Now !... entre autres pépites !). Et, cerise sur le pudding, alors qu’avec mon cousin nous étions en train de nous dire que les Datsuns auraient leur place sur la Warzone, nous nous sommes rendus-compte que la basse était tenue par Dolf de Borst lui-même ! Les Datsuns furent un peu présent ce soir ! un moment vraiment à part et après ce fut ensuite difficile de redescendre…


Et ce n’est pas Marylin Manson qui nous y aidera ! On regarde quelques minutes de show et quelques minutes de blanc entre les morceaux… Il casse tout le rythme avec ces cassures de rythme interminables ! Même les seins nus de quatre donzelles, montées sur scène, nous fera limite nous émoustiller ! Pas même un The Beautiful People à moitié raté (alors que je kiffe ce titre !) !


Je suis trop crevé pour enchainer avec les pourtant géniaux Turbonegro (bon, je les ai déjà vu plusieurs fois !). Les Hellacopters sont encore dans ma tête et je ne m’en suis toujours pas remis !

Bises à vous les rockeuses et les rockers !

Arno

vendredi 4 mai 2018

Arcade Fire

Nantes, Zénith, le 26 avril



Quand ce concert a été annoncé, je (enfin, nous, avec ma femme, nos sœurs, ses frères) me suis précipité sur les places ! Disons que, avec l’énorme baffe du concert des Vieilles Charrues, il était impossible de louper un tel évènement ! Vous pouvez donc imaginer comment ce concert était attendu par nous tous.

Le Zénith est presque complet ce soir (aux alentours de 9000 personnes !). Cela grouille de partout ! Mais nous sommes arrivés suffisamment tôt pour se retrouver à deux mètres des barrières, idéalement placés. J’ai oublié de vous dire que le Zénith est en configuration scène centrale, ce soir (peut être une première ?). En fait, la scène sera disposée et décorée (au début du show !) comme un ring avec écrans en haut et tout autour, et avec une plateforme tournante au milieu. Le groupe, qui a l’habitude de tout donner sur scène, va pouvoir se « balader » tout autour et faire encore plus le show !


La première partie, Preservation Hall Jazz Band, mets le feu avec son jazz gorgé de groove et de funk ! Contrebasse, batterie et cuivres sont de sortie. C’est dansant et techniquement imparable ! Les gens commencent à bouger leurs culs et ce n’est que le début.

Le groupe est présenté façon combat de catch et Win, suivit des autres, fend la foule pour arriver jusqu’à la scène ! Le groupe s’installe et des les premières notes de Everything Now c’est la folie ! Pendant deux heures et demi cette ferveur ne retombera plus ! Les gens dans les tribunes resteront à danser debout tout le temps du concert. Ils enfilent les perles, les tubes, les chansons qui mettent les poils (Haïti, No Cars Go, We Don't Deserve Love, Neighborhood #1 (Tunnels), Rococo, Ready to Start...), celles qui font venir les larmes (Afterlife, The Suburbs, Rebellion (Lies), Neighborhood #3 (Power Out)...) et les autres qui font bouger le boule tout seul (Here Comes the Night Time, Put Your Money on Me, Sprawl II (Mountains Beyond Mountains), Reflektor, Creature Comfort...). Bref, une setlist totalement monstrueuse !!



Le son est excellent ! Il faut le noter car c'est une prouesse de sonoriser ce type de scène. Il faut des retours en face des quatre côtés de la scène ! Le matos est à la hauteur : des racks de pédales disposés tout autours, avec une multitude d'instruments, de micros et de nombreux techniciens arpentent la scène dès qu'un titre se termine (et même en cours parfois pour remettre un micro tombé par exemple !). Le moindre détail compte et rien n'est laissé au hasard. High level !
Régine est au taquet, comme toujours, avec ses mimiques. Comme les autres, elle passe d’un instrument à un autre. Du piano à l’accordéon, de la guitare /clavier en passant par la batterie (en prenant le soin de changer de chaussures) et elle arpente la scène sur tous les côtés, avec sa combinaison de cuir rose et ses vestes à paillettes. Le groupe respire l’entente et la bonne humeur ! Will joue au toréador avec Tim, le percussionniste danse et donne le rythme à l’audience, tous chantent les chœurs et les hymnes, Sarah chante et danse, Jeremy matraque ses fûts, Richard monte souvent sur les retours… Tous se donnent à fond ! Win et Régine vont plusieurs fois dans le public prendre le pouls du public et ce dernier devient encore plus dingue !  L’ambiance est incroyable !


Le groupe de première partie rejoint les stars de la soirée et ce sera le feu d’artifice final avec l’énorme Wake Up ! Titre rock avec riff massif qui se termine en danse frénétique ! Fabuleux ! Le concert est terminé mais le publique chante encore ! Les musiciens suivent Win, fendant de nouveau la foule, façon big band en jouant encore l’air de Wake Up ! Vraiment génial ! C’est passé trop vite !


J’ai entendu après le concert, et lu sur les réseaux sociaux que c’était un grand moment de bonheur, une belle parenthèse dans nos vies parfois compliquées ! C’était exactement ça, le Zénith devenu un temple le temps d’un soir, avec le groupe Pop/Rock actuel le plus important du moment et ses adeptes près à le suivre n’importe où !


Bisous enamourés les rockeuses et rockeurs aux cœurs tendres !

Arno