samedi 5 août 2023

Porcupine Tree, Palais Nikaïa

... Le 2 août 2023, Nice 


Alors, pour revenir sur le pourquoi du comment je me retrouve à aller voir Porcupine Tree à Nice en plein mois d'août et en vacances de surcroît, je vous dois quelques explications ! J'ai eu sur Facebook une pub qui me rappelait les dates de tournée en France du groupe avec une belle date barrée/complète au Hellfest, dont je vous ai déjà relaté l'excellence il y a quelques semaines ! Mais une autre date me tape direct dans l'œil : Palais Nikaïa, le 2 août ! Je suis de suite titillé et j'en parle à ma femme dans la foulée ! Il a fallu faire force de persuasion, dire que l'on était pas loin... que les enfants, qui s'en moquent comme de l'an 40, pourront rester seuls au logement... qu'il ne faut pas louper une telle opportunité... qu'elle va prendre beaucoup de plaisir, elle qui adore Steven Wilson en solo... Je prends les places le matin même en fosse pour être au plus près de l'action, comme d'habitude ! Nous sommes sur site un quart d'heure avant le début du concert ! Les niçois on l'air d'arriver au dernier moment ! C'est parfait, nous sommes à 3m de la barrière, pile entre Steven et Gavin


Oui, comme au Hellfest, le groupe, à juste titre, ne désire pas de portables intempestifs durant sa représentation (de façon extrême à Clisson car ils avaient carrément interdit l'utilisation des écrans géants, rendant les show moins accessibles pour les néophytes de Porcupine !). Il paraît, de sources sûres que le blocage vient de Gavin (qui ne doit pas aimer l'un de ses profiles) ! Les clichés qui suivent, je tiens à le préciser, ont été pris à la seconde partie du set au rappel, Richard nous invitant à allumer nos torches pendant Collapse the Light Into Earth.

La tension monte doucement, avec cette note de violon qui s'intensifie et le message sur grand écran, qui nous dit que le groupe veut que l'on respecte une soirée sans téléphones, qui disparaît tranquillement ! Le groupe prend possession de la scène et Blackest Eyes nous bouscule et nous émerveille de suite ! La quintessence du groupe est résumé dans ce titre, entre puissance et grâce ! Le son est excellent (je n'ai pas de bouchons, pour cause je ne savais pas que j'assisterai à ce show, mais le son est parfait !). Les projections sur grand sont très immersives et Steven enfile rapidement son costume de maître de cérémonie ! C'est lui qui parle, qui invective le public, qui installe cette ambiance de communion avec le public ! A noter que l'album In Absentia sera représenté quatre fois ce soir ! Le plus derrière le dernier album !


Première surprise, les gars ne sont plus que 4 sur scène, n'ayant pas suivi que Nate Navarro, bassiste de cette tournée, avait dû retourner aux US pour urgence familiale, quelques jours après Clisson ! Ce sera donc, comme nous le dit Steven, de façon humoristique et complètement assumée, un incroyable bassiste invisible qui assurera ce soir ! Dit comme ceci, cela pourrait être gênant mais il n'en sera rien durant tout le show, ces quatre phénomènes assurant comme des diables avec leurs instruments !

Le dernier album, Closure/Continuation, sera mis en avant à juste titre durant cette soirée ! En effet, ce disque que je n'ai pas assez écouté est une sublime réussite et ses titres ont tout des classiques du groupe ! De la ballade hymnèsque (Of the New Day) au titres plus musclés (Harridan, Herd Culling...) Ce dernier album en sort grandi ! 

Gavin est une véritable machine, qui, lorsque l'on le regarde et que l'on se laisse happer par ses rythmes démoniaques, est complètement hypnotique ! Steven est au four et au moulin, mettant l'ambiance avec le public, prenant la parole entre certains titres (il a d'ailleurs parlé du Hellfest, car il a vu une fille au premier rang avec un t-shirt du festival, évoquant le côté trop Metal du festival (une boutade) et qu'il y avait beaucoup de monde durant leur set... mais qui attendaient tous Iron Maiden !), jouant avec ses multiples guitares en rythmique et en solo, passant deux fois aussi derrière les claviers et haranguant la foule de chaque côté de la scène ! Richard, maître des claviers et des sons, fait le liant entre tous avec une visible décontraction ! Enfin, il y a Randy McStine qui assure les guitares lead et rythmiques avec Steven et qui gère comme un chef aux chœurs.  Une énorme plus value pour les trois piliers ! 

J'ai (nous avons) encore eu le droit à un Anesthetize d'anthologie faisant monter la pression d'un cran durant le second acte du show, pression qui ne retombera pas avant le rappel puisque est enchaîné I Drive The Hearse (The Incident) au génial Sleep Together ! L'apothéose ! Au rappel, c'est seulement Steven et Richard qui nous font don d'une petite douceur aux claviers (Collapse the Light Into Earth). Un moment chargé d'émotions et très apprécié des connaisseurs nombreux ce soir à Nice. 

Le groupe entier reprend forme pour le dantesque Halo (Deadwing) et c'est une explosion de plaisir ! Steven prend un dernière fois la parole pour nous dire qu'ils ne sont pas un groupe de hits et qu'ils appréciaient de nous voir ici devant eux, qu'ils pouvaient faire n'importe quel fucking titre mais que l'on serait quand même là, présents pour les voir quoiqu'ils décident de jouer ! Alors, pas de hits Porcupine Tree ? Trains peut aisément s'en approcher (tout comme The Sound of Muzak avec son refrain repris en chœur par l'ensemble de l'assistance, un peu plus tôt dans la soirée) et c'est avec celui-ci que le groupe va terminer le spectacle doucement et avec panache ! Il y a des moments où l'on a l'impression de vivre un moment unique et cette soirée en fait assurément partie ! 


Setlist du concert : https://www.setlist.fm/setlist/porcupine-tree/2023/palais-nikaia-nice-france-53a42fe5.html

À bientôt les amatrices et amateurs de bon son !

Arno


Deux dates de cette tournée auxquelles j'ai pu assister! La classe !




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