vendredi 5 août 2022

Hellfest 2022


Préambule : DEUX ANS ! Deux ans que nous attendions cela ! Deux longues années de sevrage de Hellfest ! Notre seconde maison, comme nous aimons le dire ! Depuis l'édition de 2010, c'était la première fois qu’une "pause" m’était imposée !! Un manque difficilement explicable à toutes personnes ne connaissant pas le Hellfest ! Les autres savent de quoi je parle ! Il est devenu de plus en plus difficile de récupérer des places pour cet événement ! Situation d'autant plus frustrante que, depuis que je prends mon pass 3 jours, à l’aveugle, c'est tout d'abord pour la musique que je me rends dans ce "paradis" des décibels ! Et pas pour être à the place to be ! Phénomène navrant mais indissociable du succès grandissant et médiatique de notre cher festival clissonais !

À pause exceptionnelle, édition exceptionnelle ! 350 groupes répartis sur 7 jours ! Et avec  45% de groupes n'ayant jamais mis les pieds en terre clissonaise. 7 jours de folie pour des festivaliers complètement dingues que nous sommes ! Du soleil assommant, de la pluie ultra-chiante,  rien ne nous aura été épargné cette année ! Laissez moi vous conter MON Hellfest, une édition historique et qui restera dans les mémoires !


Chapter I
Mastodon 

Back in Hell(fest) 1er jour !

Les grosses branlées : Elder et Mastodon carrément au dessus du lot ! 


-Elder, avec un set court de 4 titres à mis toute la Valley à ses pieds ! Riffs costauds, compositions variant entre énergie pure et moments planants... Bon, moi, déjà s'ils commencent par Dead Roots Stirring, je mange dans leur mains ! 

Brent surf sur la foule 

-Et que dire de Mastodon, mon groupe de Metal préféré du moment ? Son parfait ! Il faut le souligner, ce n’est pas toujours le cas ! Prestation sans failles, titres alternant le meilleur du dernier disque (qui passent crème !) et le meilleur de leur répertoire (ce Crystal Skull violent indispensable,  ce Bladecatcher exigeant, le tuant Mother Puncher... le pied !), tout court ! Brann est un extraterrestre : comment est-ce possible de jouer de la batterie comme une pieuvre et chanter comme il chante ?? Plus un Brent qui slame sur le dos tout en jouant de la guitare ! Blood & Thunder, ramasse tes dents ! Dantesque !




Black Mountain 

Confirmations : Witchcraft en trio avec Pelander à la guitare en plus du chant, que j’ai trouvé très bon ; Baroness, électrifiés et très enjoués ; les Burning Heads impeccables en live, comme toujours, et avec leur nouveau chanteur ; Deftones idem avec un Chino en forme (dans tous les sens du terme !) et des riffs enaurmes. Nous avons eu droit à Rosemary, et ça, ça me fout sur le cul direct ; Dropkick biens en buvant une binouze et en refaisant le monde avec des potes, mais pas plus,  après les avoir déjà vu 3 fois, j’en ai fait le tour !

Découverte : heureux de voir enfin Black Mountain qui était parfait pour la Valley ! Ouais, dédicace à mon beauf Nico qui m'avait rapporté le premier album directement du Canada, et qui avait tapé dans le mille ! Putain, ce Druganaut tout de même, ça déchire !!

Pour la blague : Offspring était pas tout mal ! Avec des hits en veux tu en voilà ! Mieux que leur dernière prestation ici même (dans mes souvenirs) !

Déceptions : putain ASG c'est bien mais quand tu n'entends pas la fabuleuse voix du chanteur... donc pas grand chose à redire musicalement mais, pourquoi le mec qui règle le son a de la merde dans les oreilles ?? Écoutez les disques (pour ceux qui ne connaissent pas), vous m’en direz des nouvelles. Dommage !





Chapter II
Rival Sons

Back in Hell(fest) jour 2 !

Tops : 

-Rival Sons impeccable ! Quand tu as été biberonné au Zep, tu ne peux pas être indifférent à ce groupe ! Les guitares sont lipides et irréprochables niveau riffs ! Et Buchanan possède une voix qui me fout les poils direct ! C'est simple, dès que j'entends sa voix je n’arrive plus à me concentrer sur autre chose ! Electric Man je fond, Shooting Stars à la gratte acoustique et à cappela, je pleure !

-Sepultura brutal, mais impeccable ! La Temple pleine comme un œuf ! Une alternance de classiques et de brûlots récents ! Car, oui ! Si vous vous êtes arrêté au Sepultura avec (les) Cavalera, vous avez loupé quelque chose ! Rien que les deux derniers albums sont des disques exceptionnels ! Un frontman charismatique, un batteur pieuvre, un bassiste stoïque/efficace et un guitariste thrasheur de haute volée ! Bref, l'un des lives de ce Hellfest ! (Regardable sur Arte !)

-Vintage Caravan toujours aussi frais ! Une prestance impressionnante et des titres qui emportent loin ! À chaque fois que je les vois, je suis cueilli !

Bonnes découvertes : Frustration excellent, sous un cagnard de plomb les parisiens ont conquis Clisson ! C'est excellent sur disque et parfait sur scène ! Social Distortion classe et impeccable !


Show rodé : Ghost qui tient bien son rang de tête d'affiche ! C'est rodé mais c'est toujours bien fait ! Et puis, que d'hymnes à leur répertoire ! Je fond toujours pour Year Zero et Mummy Dust (entre autres !).

Sinon, il faisait un poil chaud...

Refaire le monde à la Valley avec des pom’potes


Chapter III

Red Fang fout la zone

Back in Hell(fest) jour 3 !

Branlée énormisime : Red Fang pour la setlist, l'ambiance et l'énergie ! C'est bien simple, la dernière fois qu'il y a eu autant de mouvements sous la Valley, c'est quand Garcia jouait Kyuss et que messieurs Bjork et Oliveri s’étaient joint à lui pour ce moment historique ! (Et dans une moindre mesure, avec les deux concerts de Fu Manchu à ce même endroit !). Cette setlist brutale, efficace de malade ! Donc, ce concert de Red Fang fait déjà partie de l’histoire ! Putain, j'y étais ! (Visible aussi sur Arte!)

Branlée number two : Coroner, thrash ciselé au scalpel ! Technique mais aussi très organique ! En même temps, Gojira jouait en tête d'affiche et Killing Joke enflamait la Valley ! Mais je ne regrette pas d'être allé, en solo, me faire ce "petit" plaisir à la Temple !


Valeurs sûres : Korn (quand ça commence par Here to Stay, Got The Life, Falling Away... c'est du velours !), avec une prestation impeccable ; Down très très en forme et un fabuleux Bury me in Smoke partageur, en faisant jouer les roadies pour faire durer le plaisir, et pour clore un set impeccable !

Exotisme Hellfestien : Twin Temple, où la rencontre improbable entre Amy Winehouse et Fred Chichin pour faire du Doo-wap sataniste !??!!! Scotchant !

Sinon, faut recharger les batteries, parce qu'on en a pas encore fait la moitié 



Chapter IV

Jerry Cantrell 

Back in Hell(fest) jour 4 !

-Séquence nostalgie 1 : on démarre cette journée avec un Overkill de derrière les fagots de la part de Phil Campbell et ses rejetons !

-Grosse branlée n°1: Lowrider qui distribue parpaings et gros son de porc ! Du Stoner pur jus comme j'aime ! Seulement deux albums au compteur (+ des split EP) mais quels disques !! Avec ces suédois, nous sommes directement transportés dans le désert le plus aride qui soit ! Ça suinte, ça groove, ça claque !

Vieux groupe de la journée : UFO qui ont assuré comme des chefs ! J’ai découvert ce groupe très récemment (et ouais, on ne peut pas être au top tout le temps... ). Un groupe des 70's qui gère encore très bien en 2022 ! Doctor, Doctor please !

Découverte en live : Los Dissidentes Del Sucio Motel ! Des français qui assurent aussi ! Stoner Desert de base ! Ça passe tout seul dans la Valley ! Et je n’avais pas vu venir cette reprise bien grasse et ralentie de Immigrant Song (du Zep, pour ceux qui ne suivent pas !). Une bonne reprise qui fait du bien !

Déception : Hangman's Chair. Son massif, gros riffs mais que je me suis ennuyé... J’aime sur disque et j'attendais beaucoup de cette prestation, mais je n'ai pas réussi à entrer dans le trip ! J'ai trouvé cela trop linéaire pour être capté dans la durée. 

Pour la blague 1 et 2 : Zeal & Ardor bien 4 morceaux mais après c'est assez (trop ?) ; Heilung et ses incantations. J’ai suivi mon cousin ! C'est curieux mais je n'étais pas assez bourré pour tripper...

Cerise sur le gâteau : Jerry Cantrell qui nous a fait un aperçu global de sa carrière ! Ses 2 premiers disques solo, du AIC 1ère et 2ème mouture, du dernier album et un Greg Puciato qui s'éclate sur les parties vocales de Layne ! S'en est même bluffant ! La similitude avec les disques est parfaite ! Et quel plaisir d'écouter "en vrai" les sublimes titres de Boggy Depot et Degradation Trip au beau milieu des classiques d’Alice In Chains ! Magique !




Chapter V


Back in Hell(fest) jour 5 !

-Le groupe Rock and Roll de la journée : the Baboon Show ! Des suédois (ils sont forts ces suédois !) qui pratique un Rock dans une lignée Nashville Pussy/Hellacopters/AC/DC avec la fille de Bon Scott, furie sur scène ! Adoré ! Et groupe à suivre de très près !

-Le concert le plus chiant du jour est pour Stöner ! J'ai énormément de respect pour Brant et Nick, mais que c'était moue et finalement très chiant ! Merci pour Green Machine quand même !

-Distribution de lattes dans la tronche pour Pogo Car Crash Control ! Puissant, bien que la voix me fatigue à force !

-Distribution de mandales pour toute la Valley par Human Impact ! Gros gros concert délivré par Chris Spencer et sa bande ! J’adore le décalage entre la puissance du groupe et l’humilité de Chris ! Le mec délire en plein concert avec ses potes du groupe, s’excuse presque d'être ici, remercie le public régulièrement avec une timidité marquée et est le seul ziquos de toute la durée du festival, qui prend le temps d'aller remercier les mecs de la technique de la scène et le cameraman qui filmait le concert ! Chapeau bas ! Et énorme musicalement parlant !

-Prix de "c'est dans les vieux pots..." pour Killing Joke impeccables. Rigueur metronomique et hits à foison ! Ces vieux machins assurent toujours autant sur scène ! Jaz est magnétique et les trois autres assurent le job de façon très flegmatique ! Mais quelle efficacité !

Ministry puissants ! À première vue, Al semble malade et affaibli mais finalement il assure toujours (malgré le fait d'avoir failli y passer plusieurs fois) ! Bon, après, avec tout ce qu’il s'est enfilé dans les naseaux et autres... Just One Fiiiiiiiiixxxxxx ! 

Sinon, pluie, pluie, pluie !!!

Human Impact 


Chapter VI

Slift

Back in Hell(fest) jour 6 !

-Decouverte du jour : Ayron Jones a mis le feu sur la MS1 ! Et la reprise de Breed (Nirvana, y en a qui ne suivent toujours pas !) était terrible ! Mieux en vrai que sur disque, je trouve !

-Le concert mouais bof de la journée : Hällas ! Pas réussi à rentrer dans le truc !

- la mandale du jour (du week-end ?) : Slift ! Énorme, puissant, cosmique, lumineux... Je n'en attendais pas moins, j'ai été servi ! Prestation trouvable sur le net ! Ce fut parfait, une sorte de communion avec le public. Si bien qu’avec toutes les personnes autour de moi on se regardaient avec nos grands yeux, surpris et heureux d'avoir assisté à quelque chose d’incroyable, de fantastique ! Quand les trois musiciens sont revenus sur scène pour ranger leur matos, le public les félicitait et applaudissaient encore !! Dingue !

-le concert fade, parce que tu passes derrière Slift : Villagers of Ioannina City ! Toujours pas convaincu ! Heureusement que les deux derniers titres étaient plus énervés. Avant c'était bien mais trop linéaire ! Je n’arrive pas à comprendre l’engouement autour de ce groupe ! C'est bien, hein ! Mais "génial" et "unique" commeje l’ai lu, non, faut pas déconner !

-Concert de loin : Airbourne, toujours à donf' ! 


-Concert du je redeviens un gamin de 11 ans : Guns n' Roses . D'abord, belle prestation scénique d'Axl qui n'a pas fait sa diva et a seulement pris le piano pour November Rain (ce final est toujours aussi dantesque !). Ensuite ils ont fait 7 titres de Appetite For Destruction, donc j'étais tout liquide ! Slash était en feu, Duff classe comme d'habitude et Axl, poussif par moments, mais a grandement assuré ! Disons qu’il fait le métier ! Quand je lis les réactions à ce concert, du genre "nul à chier", "ils sont en roue libre"... je ne l’ai pas du tout ressenti comme ça ! C'est un fait, Axl ne peut plus faire comme avant, n’a plus sa voix de chat enragé, mais il s'adapte, fait le job et donne de sa personne sur scène ! Et musicalement ce n’est pas mou, ça tient la route et le rythme ! Comme je le dis plus haut, j’ai vu des gens dans le public qui ne réagissaient pas du tout aux titres d’Appetite et qui attendaient sûrement plus de hits et de ballades ! Alors !?! C'est peut-être cela la déception des pisses-froid haters du web ?? Donc, je n'attendais pas grand chose des Guns mais j'ai passé un excellent moment ! 

Seul bémol (pour mon Lolo) : c'est moins bien sans Izzy ! 

L’effet Slift 



Chapter VII


Back in Hell(fest) jour 7 ! Voilà c'est fini ! Snif !

-Concert pour bien mettre en jambes : The Atomic Bitchwax, parfaits comme d'hab' ! Même un souci d’ampli n’empêche même pas le trio de mettre le feu à la Valley ! Seconde fois que je les voyais et ce fut encore un grand plaisir !

- Curiosité du jour : Year of the Knife ! Hardcore éructé par une demoiselle très en colère ! Dingue ! Pas ma came mais tout de même très impressionnant à voir !

-Ennui du jour : Year of No Light. CHIANT ! Pas fait pour moi !

-Branlée du jour : Blood Incantation ! Du Techno Thrash Death de haute volée ! La voix Death est en retrait , ce qui n'est pas pour me déplaire. Là musique est démente ! Fabuleux !

-Petit plaisir d'ado : Ugly Kid Joe ! Excellente performance et des hits repris en chœur par la foule ! Crane prend la scène avancée des Met’s pour foutre l’ambiance et les quadras que nous sommes sont conquis ! Ça joue super bien en plus ! 

-Concerts "j'ai souffert mais je l'ai bien cherché !" : Bring me machinchose/Black Label Society/Sabaton !! La seule motivation que j'avais pour endurer ces purges c'était d'avoir une pas trop mauvaise place pour voir Metallica ! Oui, moi qui devrait être bon client du groupe de Zack Wilde, je ne supporte pas ses branlettes de manche pas inspirées, ses solos interminables, avec comme cerise sur le pudding cette compet’/duel de soli avec la guitare derrière la tête (WTF !!!)... putain que c'était chiant et lourd... Et les autres, je n’en parle même pas tellement ce n'est pas fait pour moi !

Les patrons !!!

-Concert "cerise sur le gâteau"/"c'est qui le patron ?" : les maîtres du Metal, Metallica ! Setlist recherchée et bien brutale ; prestation et show au top ! Tout ça à 3m du Snake Pit !! Grosse prestation ! James est très en forme et le public mange dans sa main ! Whiplash/Creeping Death/Enter Sandman en amuse-bouche ! Comment démarrer mieux au Hellfest ? Et puis, au milieu des classiques du Black Album, un Fade to Black fabuleux, un Dirty Windows mordant, un Moth into the Flame terrassant... que demande le peuple ? D'ailleurs, j’ai beau réécouter et réécouter le bootleg de ce concert (oui Metallica,  comme par exemple Pearl Jam, enregistre l’ensemble de ses concerts et les laissent disponibles à l’achat pour leurs fans !) et je ne comprends toujours pas les critiques des pisse-froids et autres haters de la toile ! À Clisson, Metallica est venu, à vaincu et à botté des culs ! Pour finir, les extraits de Master of Puppets se seront fait attendre mais l’enchaînement Damage Inc/One/Master of Puppets aura fini de nous mettre tous à genoux !!

Ils étaient très attendus et n'ont pas déçu !

J’étais presque prêt à remettre ça la semaine d’après moi ! Quand on est dans le rythme...

Ce fut dantesque mais que c'était bon !








Best/Worst/Nawak Hellfest 2022

Bises les Metalleuses et Metalleux !

Arno

jeudi 4 août 2022

Pearl Jam, Lollapalooza 

... Paris, 17 juillet 2022


Quelle affiche mes amis ! Digne des affiches des 90' des éditions Lollapalooza aux states et qui nous faisaient baver ! Perry Farrel (décidément beaucoup ne suivent pas : il est celui qui a inventé ce festival et est, accessoirement le leader du génial groupe Jane’s Addiction !) à revendu le concept et était à Paris pour cette édition post-covid ! Il semblait, selon les reportages lus ça et là, qu'il était satisfait de cette programmation Parisienne ! Tant mieux pour lui...


Bon, vous aurez compris que ma remarque initiale était ironique ! Quel foutoir de programmation ! Entre daubes (pas de noms, vous vous démerdez, le choix est quand même pléthorique niveau bouses !) et quelques groupes défendant la cause Rock, mais bizarrement dispatchés sur les deux jours ! Oui, tant qu’à faire j'aurais bien pris du Fever 333 (grosse prestation au Hellfest pré-covid !) Et The Struts Rock and Roll à souhait, pour la session du dimanche avec Pearl Jam en final en apothéose !

Oui, parc que ma venue à ce festival d’influenceurs est uniquement pour voir, enfin, Pearl Jam (et Turnstile qui s'est greffé entre temps dans la programmation dominicale !). Groupe des plus généreux en concert et que je n’avait jamais eu l’occasion de voir sur scène ! Donc, grande virée à Paname, avec des billets qui dates de 2019 !! Oui, comme vous n’avez pas pu le manquer, cette édition a été repoussée deux fois ! Faut souffrir pour prendre du plaisir ! Donc, je disais, grande virée avec 3h30 de route aller, 9h00 environ sur site et enchaînement direct pour le retour de 3h30 aussi...

Ce dimanche 17 juillet il fait chaud ! Nous arrivons juste avant le concert de Turnstile qui a été déprogrammé pour un passage, plus tôt, sur l’une des grandes scènes ! Le cadre est sympathique et ressemble grandement au barnum des Vieilles Charrues. Un festoche qui doit tout installer sur un site vierge et tout remballer dès que c'est fini ! Les décos sont festives et flashy mais ce n'est pas si mal ! Il est facile de s'y retrouver et l’on sent que des efforts sont fait pour rendre l'ensemble qualitatif. Évidemment, avec 11 éditions de Hellfest au compteur, toutes comparaisons avec d'autres festivals est vaine ! Clisson, c'est le top à tous niveaux (décos, univers, infos, pratique...).

Turnstile alors ! Ce groupe, je lui tourne autour depuis quelques années. Rendez-vous manqués à cause de kermesses d'école (deux éditions au Hellfest) ou autre déprogrammation de dernière minute (Hellfest cette année...). Cette fois c'est la bonne et je suis prêt à en prendre plein la gueule ! Et c'est exactement ce qui ce passe au milieu de la poussière et cette chaleur moite ! (À peine) une heure d’enchaînement de tubes, de riffs à headbanger, de refrains à chanter sous la douche, de groove à faire bouger le cul tout seul... Leurs deux excellents derniers disques sont fortement représentés et ça bouge pas mal dans le pit (je suppose quand même beaucoup moins qu’à la Warzone !). Brendan Yates est un frontman magnétique ! Il virera rapidement son t-shirt pour être plus à l’aise et pour pouvoir bouger et danser sur scène ! Ces mecs ont des looks atypiques : le bassiste avec une sorte de pull à capuche, les guitaristes avec une belle "stache" ou un mulet des plus flamboyants, seul le batteur est torse-nu mais vue la puissance qu'il déploie avec cette chaleur... le seul bémol que je pourrais trouver, c'est cette façon de laisser des moments d’attente entre les morceaux (morceaux qui sont souvent très courts !) ! On a envie que cela s’enchaîne rapidos mais c'est parfois trop long ! Bon, c'est queudal et c'est faire la fine bouche en rapport au plaisir que j’ai ressenti ! (Même ma femme a semblé kiffer quelques passages alors qu'elle n'est pas du tout adepte de Hardcore ou de Metal).

Pas le temps de respirer et nous nous dirigeons vers Ko Ko Mo qui est invité de dernière surprise et qui nous va à ravire pour cette journée en manque de Rock and Roll ! Pour cela nous sommes gâtés : les nantais sont adeptes d'un Rock à la Led Zep (la voix du chanteur rappelle souvent un certain Robert Plant) fait d'une guitare folle furieuse et d'une batterie tribale qui brasse les entrailles ! La mode des White Stripes, Black Keys, Killing, Royal Blood... a fait des émules qui assurent comme des bêtes ! La presta est totale et le public, nombreux, est au taquet ! Même cette reprise de Last Night a DJ Save My Life, sans cette excellente basse indissociable du titre originale, a tapé dans le mille et fait bouger les culs sévèrement ! Pas forcément totalement convaincu sur disque, là, en live, j'ai pris beaucoup de plaisir !

Après cette belle prestation, j’ai envie de profiter des copains, des discussions avec Cyril Jegou (croisé au Hellfest, quand Soundgarden est passé, ou à Mark Lanegan à Angers) qui a écrit un formidable livre sur Pearl Jam ( Pulsions Vitales) et avec ma poule Pierre, énorme fan de PJ devant l’éternel, des Grandes Zoreilles, que je ne vois pas assez souvent ! Je loupe donc une nenette hype qui twerke à tout va ou/et un groupe Glam italien, gagnant de l’eurovision ! Mais je m’en tape à un point...

Il est temps de bien se placer pour aller voir cette tête d'affiche incontournable, groupe pilier de ma jeunesse, formatrice musicalement et légende du Grunge (appellation bâtarde de journalistes paresseux) ! Il y a beaucoup de monde mais nous arrivons à nous positionner au niveau où sera Mike (McCready) guitare héros inspiré, avec une bonne vue d'ensemble de la scène ! La tension monte tout doucement et l’excitation est à son comble ! Nous sympathisons avec des fans du sud de la France qui on pas mal voyagé pour voir nos idoles. J’avoue que je n’arrive pas à me souvenir de tous les échanges tenus car je commence à être dans une sorte d'état second ! La musique de Chan Marshall retentie dans les enceintes, annonciatrice du début de concert ! Ça y est ! Les musiciens prennent place et c'est Why Go qui tape direct le public ! Fureur ! Ten sera le disque le plus représenté ce soir ! Cela fait 16 ans qu'ils n’avaient pas traîné leurs guêtres à Paname et 8 ans en France, on comprend donc qu'ils favorisent l’album qui les à fait devenir ce qu'ils sont avec un chiffre de ventes phénoménal ! Mais ils ne seront pas non plus avares de surprises, avec 5 extraits de Yield, que je n’avait pas vus venir !

D'ailleurs, en parlant de surprises, c'est Mind Your Manners, nerveux titre du bof Lightning Bolt qui déboule en seconde position dans la setlist ! Et ensuite, et ensuite... Corduroy avec son intro Interstellar Overdrive (du Floyd Barrettien !) qui met l’ambiance de feu dans l’audience ! Vitalogy mon disque préféré de PJ, l’une de mes pierres angulaires du Rock aura le droit à 2 autres extraits ! Et pas n’importe lesquels ! Satan's Bed, qui est joué pour la première fois de cette tournée et mon titre préféré Not for You qui aura fini de me mettre à genoux, avec une prestation rageuse à souhait (Ed en profite pour faire une diatribe sur les menteurs à la tête de ce monde) ! Ce concert devient tout doucement une communion où tout le monde chante avec Ed (surtout avec des titres comme Black et Daughter !) ! Vedder est particulièrement en jambes ce soir, qui fait des sauts de cabri partout sur la scène, qui harangue la foule et qui semble sincèrement heureux d'être ici ! Pour faire un petit topo sur nos ziquos préférés  : Mike est en feu, délivrant des soli inspirés et impressionnants (je le trouve même plus fluide ce soir qu’il y a 25 ans !) ; Stone est efficace mais à l’économie ; Matt ne fait pas ses presque 60 balais et bûcheronne toujours comme du temps du "jeune" Soundgarden ; Jeff est la fougue, toujours à bouger sur scène et l’on entend distinctement sa basse claquer ! Il faut aussi évoquer les musiciens additionnels qui font bien le job, en toute discrétion (Josh Klinghoffer et Kenneth “Boom” Gaspar)

D'ailleurs, en parlant de basse, l’intro de Jeremy mettra tout le monde d'accord ! Et une remarque que je me suis faite lors de ce concert : la majorité du public connaissait très bien les titres du premier album mais réagissait moins lors des extraits de Vitalogy ou Yield ! De même que ces titres de Ten, connus et facilement trouvables en vidéo sur sur le net, faisaient systématiquement se lever une armée d'écrans pour "immortaliser" le moment ! Je ne comprendrais jamais ce phénomène,  ce manque de respect pour les petits qui peinent à bien voir la scène et à tout le monde en général. Je dois être trop vieux ou trop con  (sûrement les deux !). Trêve de remarques, ce concert aura été fabuleux, Eddy s’arrachant les cordes vocales sur les géniaux Do the Evolution et Go ! Après un Porch étiré et enflammé, les boys reviennent avec Alive incontournable (dédié à un fan, Thierry, hospitalisé alors qu'il avait ses places depuis deux ans !) et un Baba O’Riley à donf’ Rock & Roll, reprise des Who dont Vedder est grand fan ! Festival oblige, nous n'en aurons pas plus mais nous repartons sourire éberlué sur nos faces, à tenter de restituer ce que nous venons de voir et avec de merveilleux souvenirs indélébiles dans nos caboches !

À très bientôt les Rockeuses et Rockeurs des festivals hypes !

Arno 







dimanche 31 juillet 2022

Feu! Chatterton, Poupet

...le 6 juillet, 1ère partie de Gaetan Roussel


Feu! Chatterton à Poupet, dans le Théâtre de Verdure, je ne pouvais pas louper ça !

Arrivés sur site, juste après la première (première) partie, le site est déjà bondé mais nous pouvons trouver assez facilement une place devant,  sur le côté gauche de la scène ! Parfait ! Beaucoup de personnes sont venus voir le leader de Louise Attaque et vont découvrir le groupe parisien, qui tourne partout en France depuis la sortie de son troisième album. Le groupe prend possession de la scène et commence par la chanson Compagnons, fédératrice et qui met le public direct dans sa poche ! Arthur est toujours autant magnétique (et sympathique) ! Le set est spécialement repensé pour un festival : les titres sont plutôt raccourcis mais sans perdre leur efficacité ! Nous avons moins de possibilités de se perdre et divaguer à travers la musique ! 

Un coup cette configuration "acceptée", c'est enfilage de perles : Boeing, Côte Concorde, Écran Total, Cantique, La Mort dans la Pinède, Libre, Monde Nouveau et la Malinche pour terminer en beauté ! Monde Nouveau, en une année de tournée, est confirmée comme un tube que le public connaît par cœur et chante à tue-tête ! Et dont les textes sont toujours autant d'actualité post-covid ! Je suis toujours sur le cul avec Libre, un titre fort de leur répertoire, même s'il est amputé de 5 bonnes minutes ce soir ! Belle prestation mais il me manquait un Sari d'Orcino pour finir en apothéose ! Dommage qu'on ne leur ait pas laissé le temps de faire un rappel, organisation oblige ! Même si je me souviens d'une prestation de Bertignac trio qui explosait 2h en première partie de Cali, sans que cela ne pose problème...

Bon, vous vous doutez bien que je ne suis pas venu pour voir Gaetan Roussel à la base, mais je vais vous en faire quand même un petit résumé ! Excellent démarrage avec Gaetan qui déclame un texte tout en venant de derrière le public arrivant jusqu'à la scène en fendant la foule ! Belle façon de se mettre le public direct dans sa besace ! Le mec a fait pas mal de tubes en solo qui passent à la radio, il reprend les hits de son groupe ultra-connus (Vient je t'emmène au Vent, Léa, Ton Invitation...) et son groupe tient plus que la route !


Après ces bons points, voici les choses qui m’ont agacées : faire participer le public, c'est bien une fois ou deux, le faire systématiquement sur presque tous les morceaux ça me gave ! Je suis venu pour écouter et voir des mecs jouer pas mes voisins chanter faux ! La plupart des gens semblent apprécier ceci dit, tant mieux pour eux. Moi, ça me casse l’instant présent ! Surtout que le gars semble assez ému (et heureux) d'être là et qu'il a un groupe qui joue très bien derrière lui ! Dommage (pour moi !) ! Et, autre petit bémol, je n’aurais pas craché sur des extraits du second album de Louise Attaque, que je trouve meilleur que leur multi-vendu premier brûlot. Je garde un excellent souvenir de leur prestation au Chabada pour la promo de Comme on a dit !

Bref, j'ai quand même passé un excellent moment et j’ai hâte de revoir Feu! Chatterton en configuration tête d'affiche au Zénith de Nantes en novembre prochain ! (Afin de terminer en beauté cette longue tournée pour promouvoir Palais d'Argile !)

À très bientôt les festivalières et festivaliers !

Arno 



jeudi 28 juillet 2022

Jean Louis Murat, théâtre de verre

... Cholet le 4 mai 2022

Ce soir là, mon sentiment était entre excitation (parce que je n'avais jamais encore vu le bonhomme sur scène !) et appréhension (parce que ces dernières sorties ne m'ont pas du tout emballé ! Le bonhomme a toujours divisé, soit on aime, soit on déteste ! Il a toujours un avis sur tout (quoiqu'il s'étale moins dans les médias dernièrement !) et il est du genre clivant. Moi, j'adore depuis Mustango qui m’avait attiré parce que Calexico jouaient sur ce disque ! Et il en a sorti des petites depuis, le Monsieur ! Dans tous les styles : Rock ( une multitude d'excellents disques), Pop ( le génial Bird on the Poire) , Electro... avec un album en forme de sommet artistique, pour ma part, le génial Babel.

Arrivés dans la salle, table réservée par le beauf au premier rang à trois mètres de la place où sera Murat, et une partie de l'inquiétude s'évapore : il y a une batterie, une basse, une guitare et quelques claviers ! Donc, ce sera du basique !


Nous aurons eu droit à du Rock et du Blues près de l'os, bien "fat" parfois et aussi pas mal laid back (à la JJ.Cale !). Avec un Fred Jimenez (AS Dragon) des grands soirs à la basse (que j'ai reconnu dès qu'il a investi les planches... c'était l’Amérique !) JLM était au taquet ! Habité, il délivra des chorus de gratte impeccables, des solos qui retombent toujours sur leurs "pattes". Aux premiers abords, l'homme a une posture bougonne de vieil ours mal léché (ce qu'il est !). Puis, au fur et à mesure, il se décontracte, déconne avec le public, ses musiciens ("Denis (claviers), tu me lâches avec tes arrangements !"), fait des vers sur la ville de Cholet...


Il confirme qu'il n'est jamais là où on l'attends. Déjà, lorsqu'il sort sont excellent Mustango en 1999, il fait des concerts quasiment Electro rendant ses chansons Blues/Country complètement méconnaissables. Là, après quelques disques très "bidouillages" Electro, il repart dans de la musique bien roots où ses chansons "respirent" plus, prennent le temps de se mettre en place et ressortent magnifiées ! Ces 1h45 ont été formidables ! MONSIEUR Murat vous avez été parfait !

À très bientôt, mes rockeuses et rockeurs préférés !

Arno 

mercredi 20 avril 2022

Grandaddy & the Lost MacHine Orchestra, Stéréolux

 Grandaddy & the Lost MacHine Orchestra, Stéréolux, Nantes

Après avoir vu il y a quelques semaines, une sorte de maître de la Pop Anglaise, voilà que c'est venu d'outre atlantique que l'on retrouve un maître de la Pop Lo-Fi : Grandaddy. Ou plutôt Jason Lytle qui est Grandaddy à lui tout seul ! Ce soir, il va nous jouer sa "masterpiece" The Sophtware Slump, une géniale "symphonie de poche", réorchestrée de façon luxuriante (je vais y revenir !).

Mais d'abord, c'est MALOJIAN qui assure la première partie. Nom de scène d'un irlandais à la voix d'une pureté impressionnante. Seul avec sa gratte (+ un harmonica !), le zigue capte parfaitement son auditoire avec de sublimes mélodies, des accords de guitare efficaces et une reprise de Tell Me Why (de Neil Young) impeccable !

Ensuite, place aux 12 musiciens qui accompagnent Jason Lytle sur une scène décorée de façon champêtre ! Et dès les premières notes de cordes, l'on sent que nous allons assister à quelque chose d'unique et magnifique. C'est toute la luxuriance des mélodies de Grandaddy, à la base faites de bric et de brocs, qui va se manifester ! Un premier titre (que je n'ai pas reconnu  !) pour se mettre en chauffe, et c'est le sublime titre inaugural de l'album, He's Simple, He's Dumb, He's the Pilot, qui démarre avec aussi son faux départ comme sur le disque ! Ouah !! Que d'émotions qui nous submergent ! C'est tout simplement beau ! 

L'album est joué en entier et dans l'ordre, avec des passages musicaux créés pour le projet, étirés et plus développés. Jason nous fait signe de temps en temps que ce n'est pas tout à fait fini, pour attendre avant d'applaudir (ce qui le fera rire, et le public aussi !). Le mélange orchestre classique et band de rock est respecté et tout cela sonne parfaitement, respectant le côté bricolo d'origine mais avec des arrangements luxueux. C'est tout simplement nickel, et le grand artisan du soir semble bluffé par ce qu'il en sort : "Quoi ? C'est moi qui a écrit ça ? Ça sonne, quand même !!".

Jason nous remercie plusieurs fois d'être présent et s'excuse d'éventuels couacs. Mais, cela a beau être la première représentation du projet, de couac il n'y aura pas ce soir. Cela coule de source et la résidence effectuée aux Studios Tostaky du Chabada, à Angers, aura été salutaire. La musique "respire" et d'autres titres du groupe, tirés par exemple de l'excellent Sumday, sont adaptés à cette nouvelle mise en forme. Les The Go in the Go-for-It, Lost On A Merry Way, El Caminos in the West et Saddest Vacant Lot in All the World m'ont mis une énorme claque, ayant usé jusqu'à la corde "ce" Sumday en 2003/2004 (Il faut dire que j'étais sur un nuage, étant tout jeune papa !). Le gars est tellement "couillu" qu'après environ 1h45 de concert, tous repartent après l’interprétation d'une nouvelle chanson, (qui passe crème), certainement avec le sentiment du devoir accompli. Merci MONSIEUR Lytle (et votre Orchestre) ! Vous nous avez donné un moment rare et précieux !

A très bientôt les Popeuses et les Popeurs Lo-Fi  ^^

Arno

THE LIMIÑANAS, Stéréolux

 

THE LIMIÑANAS, HOWLIN' JAWS, le 25 mars, Stereolux
 


Allez ! De retour à Nantes, au Stereolux, à peine 24 heures après cet excellent concert de The Divine Comedy.

Howlin' Jaws ouvre le bal ! Premier titre et l'on croit voir un mix des Stray Cats avec Jon Spencer Blues Explosion ! Hum, ça titille mon esprit Rock and Roll ct'affaire ! Et les mecs, en plus d'être bien lookés, ont du goût : reprises d'un vieux Status Quo, harmonies vocales à la Beatles, riffs boogies à la AC/DC... plus le set avance plus le public rugit de bonheur. Excellent !
 
Howlin' Jaws

" Nous sommes The Limiñanas de Cabestany " et c'est parti avec Saul, titre inaugural de leur dernier méfait avec Laurent Garnier, De Pellicula. Un disque qui est très cinématographique, basé sur des boucles et des répétitions de riffs et mélodies ! Ce soir les perpignanais vont nous emmener à la transe (Ou pas ! Cela n'a pas trop fonctionné avec ma moitié !). Et c'est vrai que ce sera moins Rock and Roll et Garage que d'habitude, mais très trippant ! Est-ce l'influence de Garnier et sa musique électronique ? En tous cas, la formule fonctionne et les titres remaniés aussi (Dimanche,  Shadow People). 
 

Nous avons aussi le droit à un titre de CAN (Mother Sky) et un autre des Undertones (Teenage Kicks)
Je trouvais que le chant féminin manquait mais Marie s'y est collé au rappel pour deux titres. Parfait ! Encore dommage que Lionel ne tente pas sont chanté/parlé qui fonctionne si bien sur disque ! Le groupe est un réel phénomène et les gens se ruent pour les voir sur scène ! Bravo à eux, qui à la base n'avaient d'autres ambitions que de sortir de temps en temps de leur garage pour donner des concerts dans de petites salles environnantes. Désormais ils sont sept sur scène et sont demandés dans le monde entier ! Une machine de guerre !
 
 
Cela ne restera pas mon meilleur concert du groupe mais c'est toujours un plaisir que de se laisser emporter par cette musique planante, répétitive, "filmique" mais aussi toujours avec la petite pointe de Rock & Roll qui va bien. 

A très bientôt les Rockeuses et les Rockers Garagistes !

Arno

The Divine Comedy, Stereolux

 The Divine Comedy, BLUMI, jeudi 24 mars, Stereolux


J'arrive alors que BLUMI a entamé son set. Cette franco-anglaise paraît toute petite avec sa guitare et ses claviers machines. Elle possède un joli brin de voix légèrement voilé qui ressemble par moment à Beth Gibbons ! Y a plus dégueux comme référence ! Ce soir je suis complètement ouvert à sa musique minimaliste mais très efficace ! Accords aigrelets de guitare, quelques notes de claviers et un beat donné avec sa boîte à loop, des mélodies entêtantes... C'est plutôt simple mais sa tape dans le mille. Une artiste à suivre ! ( https://blumi.bandcamp.com/music )

BLUMI

Je cherche les amis pendant la pause mais ce derniers ne se mélangent plus avec les gueux dans la fosse ! Les instruments sur scène me disent que nous allons avoir droit à du vintage classieux. Les ziquos arrivent enfin sur scène, respectivement derrière leurs instruments : un accordéoniste joueur de Hammond, un claviériste, un bassiste/contre-bassiste, un batteur et un guitariste. Et Neil Hannon qui déboule avec ses lunettes de soleil façon rock star. Le concert débute par Absent Friend, quoi de plus logique, la scène ayant longuement manquée aux artistes et au public. Un titre qui met les choses au clair dès le départ : du hit, du classique pendant tout le set. D'ailleurs juste après la fin d'Absent Friend, Neil nous préviens : ce soir on se fait plaisir, pas de choses compliqués ! Et, le monsieur en possède une belle somme dans tout son répertoire, questions perles pop ! Il vient juste de sortir une compilation (Charmed Life) et la majeure majeure partie en sera interprétée, avec des titres piochés dans toute sa discographie. N'étant pas un connaisseur pointu de son répertoire mais fan d'un album un peu à part dans sa carrière (Regeneration, produit et possédant la patte de Nigel Godrich ), je suis aux anges ! Et ils ont joué 3 extraits de ce disque de 2001. 


Hannon, dont le temps ne semble pas avoir de prise sur lui, est entouré de vieux briscards anglais qui maîtrisent à la perfection leurs instruments. Pas d’esbroufe et de cavalcades de notes. C'est propre et efficace ! La voix, parfaite, est mise en avant mais l'on entend les instruments distinctement. Et ils arrivent à retranscrire les multiples arrangements des titres, souvent rempli d'orchestrations en studio, par de belles adaptations. Quasiment deux heures de concert avec de grandes émotions (j'ai eu les poils pendant Bad Ambassador)


J'ai lu dans une interview récemment, que Neil n'envisageait pas de ne pas terminer un concert par Tonight We Fly, un titre qui fout la pêche et enjoue toute l'assistance. Ce soir, ils termineront effectivement par ce titre à la joie communicative. Un rayon de soleil dans un océan de merde, vu l'époque actuelle que nous subissons...  

J'ai bien ré-écouté et découvert sa pléthorique discographie depuis cette fabuleuse soirée, et c'est une véritable mine pleine de pépites ! L'artiste n'a pas vraiment connu de perte de qualité. Et s'il on peut moins aimer ces titres plus Electro récents, il y a toujours une mélodie pour attirer les oreilles. La marque des très grands.

A bientôt les Popeuses et Popeurs ^^

Arno